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Une voiture suspecte, immatriculée en Belgique et qui pourrait avoir servi à la préparation des attentats de vendredi soir, a été retrouvée mardi matin à Paris. Cette "voiture a été louée par Salah Abdeslam", soupçonné d'être l'un des auteurs des attentats et visé par un mandat d'arrêt international, a appris l'AFP de sources policières. 

"Une Clio noire, retrouvée place Albert-Kahn dans le 18e arrondissement (nord) de Paris, pourrait avoir servi à la préparation des attentats", ont expliqué des sources policières. "Cette voiture a été aperçue sur l'autoroute A1 (desservant le nord de la France), dans le cadre de ce qui pourrait être des liaisons préparatoires entre Paris et la Belgique", a précisé l'une d'entre elles.

"Toutefois, seule l'analyse de la voiture par la police scientifique pourra déterminer son implication", a nuancé une autre source policière.

Le véhicule, garé en partie sur un passage piéton dans un virage, est immatriculé en Belgique.

Les opérations de vérification de déminage, visant à déterminer si le véhicule était piégé, se sont terminées en milieu de matinée. La police scientifique a travaillé sur le véhicule qui a été enlevé à 11 heures (10H GMT).



Le passeport retrouvé près d'un kamikaze pourrait correspondre à un soldat syrien tué

L'identité figurant sur un passeport syrien retrouvé près d'un des kamikazes auteurs des attentats de Paris pourrait correspondre à celle d'un soldat de Bachar al-Assad tué il y a plusieurs mois, a appris mardi l'AFP de source proche de l'enquête. Ce passeport est au nom d'Ahmad al Mohammad, né le 10 septembre 1990 à Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Il a été découvert près du corps d'un des djihadistes qui s'est fait exploser vendredi soir aux abords du Stade de France, au nord de Paris.

Tous les éléments correspondraient à un soldat des troupes loyales à Bachar el-Assad, selon la source qui avance deux hypothèses sans tirer de conclusion: ce passeport a été récupéré ou bien il s'agit d'un document fabriqué à partir d'une véritable identité.

Le document a été présenté par un migrant enregistré sur l'île grecque de Leros, en face des côtes turques, le 3 octobre dernier.

Son détenteur, dont l'identité réelle reste donc à vérifier, a quitté la Grèce à une date inconnue et a été repéré pour la dernière fois en Croatie quelques jours plus tard.

A propos de ce passeport, l'Allemagne a mis en garde contre de possibles "fausses pistes" laissées par l'Etat islamique "pour politiser et radicaliser la question des réfugiés en Europe".

A la suite de sa découverte, la chef de file de l'extrême droite en France, Marine Le Pen, a réclamé lundi "l'arrêt immédiat de tout accueil de migrants" dans le pays.