L'incident, survenu il y a deux jours, provoque de nombreux embouteillages et entraîne d'importants retards de livraison de pétrole et autres produits commerciaux : des dizaines de navires attendent aux deux extrémités du canal et dans la zone d'attente située au milieu du canal. Plusieurs remorqueurs dépêchés par l'Autorité du canal de Suez (SCA) tentent de dégager le géant des mers depuis mercredi matin.

Une autre perspective

Des images satellite ont été capturées mardi par le satellite Dove de Planet Labs. Celles-ci permettent d'observer la situation du navire en détresse.

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Peter Berdowski, PDG de la société de dragage Boskalis, a déclaré à The Guardian que les données recueillies jusqu'à présent suggèrent qu'il n'était pas vraiment possible de le dégager et qu'il faudrait peut-être le décharger, ce qui pourrait prendre des semaines. Selon lui, il est possible que le navire soit lourdement appuyé sur la berge.

"C'est comme une énorme baleine échouée. C'est un poids énorme sur le sable. Nous pourrions avoir à travailler avec une combinaison de réduction du poids en retirant les conteneurs, le pétrole et l'eau du navire, les remorqueurs et le dragage du sable", confie l'expert dont une équipe a été envoyée sur place.

Selon les experts, le navire de plus de 220.000 tonnes, qui se rendait à Rotterdam en provenance d'Asie, se serait échoué en raison des vents violents. L'Autorité du canal de Suez avance également la piste d'un vent de sable qui aurait réduit la visibilité.