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Des tests ADN ont confirmé que Zahran Hashim, le cerveau des sanglants attentats-suicides de Pâques au Sri Lanka, était l'un des kamikazes s'étant fait exploser à l'hôtel Shangri-La de Colombo, a annoncé mardi la police sri-lankaise.

Selon un porte-parole de la police, Ruwan Gunasekera, un laboratoire de médecine légale du gouvernement a pu établir ce fait en comparant l'ADN d'une fille de Hashim et celui extrait des restes d'un kamikaze de l'hôtel.

"Grâce aux résultats de ces tests, nous avons pu reconfirmer les identités des sept kamikazes" ayant mené les attaques coordonnées du 21 avril, et celles de "deux autres personnes qui se sont fait exploser" peu après le même jour, a déclaré M. Gunasekera, précisant que la police avait pu identifier les différents ADN en les comparant à ceux de proches des jihadistes.

Le second attaquant du Shangri-La a été identifié comme étant Ilham Ibrahim, dont le frère Inshaf était le kamikaze solitaire qui s'en est pris au Cinnamon Grand Hotel voisin, selon la police.

Un autre hôtel de Colombo et trois églises chrétiennes ont également été attaquées au même moment. Les attentats ont fait au total 258 morts et près de 500 blessés. Parmi les tués figurent 45 étrangers.

La femme d'Ilham, Fathima Ilham, s'est également fait exploser lorsque la police s'est présentée à son domicile, quelques heures après les attaques coordonnées. Avec elle ont péri trois enfants, a précisé la police, qui avait auparavant évoqué seulement deux enfants. Trois policiers avaient également été tués par cette explosion.

Un troisième hôtel de Colombo, le Kingsbury, a été attaqué le 21 avril par un homme identifié comme Mohamed Azzam Mubarak Mohamed.

Le même jour, un kamikaze identifié comme Ahmed Muaz s'est fait exploser à l'église Saint-Antoine de Colombo, construite en 1740, tandis qu'un certain Mohamed Hasthun déclenchait sa bombe à l'église Saint-Sébastien, au nord de Colombo.

Le sixième kamikaze est Mohamed Nasser Mohamed Asad, qui a visé l'église de Sion, dans le district de Batticaloa (est).

Un septième homme, identifié comme l'ingénieur aéronautique Abdul Latheef, n'avait pas réussi à faire exploser sa bombe dans un hôtel de luxe, mais avait finalement déclenché ses explosifs par la suite dans une maison d'hôtes de la capitale.

Toutes ces personnes appartenaient à un mouvement islamiste local désormais interdit, le National Thowheeth Jama'ath (NTJ), créé par Zahran Hashim.

Le groupe jihadiste Etat islamique (EI), auquel Hashim a fait serment d'allégeance dans une vidéo, a revendiqué les attentats.