"Nous allons continuer dans la durée à soutenir le combat de l'Ukraine pour sa souveraineté jusqu'à la victoire de l'Ukraine", a lancé le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian lors d'une déclaration en marge d'une réunion avec ses homologues du G7 à Wangels dans le nord de l'Allemagne.

"Nous ne sommes pas en guerre contre la Russie, c'est la Russie qui est en guerre contre l'Ukraine: il y a un agresseur et un agressé et nous soutenons l'agressé", a-t-il souligné.

"Il est très important en ce moment de maintenir la pression sur Vladimir Poutine en fournissant plus d'armes à l'Ukraine et en augmentant les sanctions" contre le Kremlin, a affirmé de son côté la ministre des Affaires étrangères britannique Liz Truss.

"L'unité du G7 a été vitale pendant cette crise pour protéger la liberté et la démocratie et nous continuerons à travailler ensemble pour y parvenir", a-t-elle insisté.

Egalement présent à la réunion, le chef de la diplomatie de l'Union européenne Josep Borrell a annoncé une nouvelle aide militaire à Kiev de 500 millions d'euros.

Le financement de l'UE pour soutenir l'effort militaire ukrainien "sera ainsi porté à 2 milliards d'euros au total" depuis le début de la guerre le 24 février.

La recette est "claire", a-t-il estimé: il faut "plus de la même chose", à savoir plus de sanctions économiques contre la Russie, plus de soutien à Kiev, et aussi "continuer de travailler à isoler la Russie et contrer la désinformations sur les conséquences de la guerre sur les prix des denrées alimentaires et de l'énergie".

Les ministres des pays les plus riches du G7 (Allemagne, France, Italie, Etats-Unis, Canada, Japon et Royaume-Unis), rejoints par leurs homologues ukrainien Dmytro Kuleba et moldave Nicu Popescu, sont réunis jusqu'à samedi en Allemagne pour déterminer comment soutenir davantage Kiev.

Ils s'entretiendront aussi en particulier des répercussions de la guerre sur les pays les plus défavorisés, notamment africains, et les risques de crise alimentaire mondiale, avait indiqué la veille la cheffe de la diplomatie allemande Annalena Baerbock, dont le pays assure la présidence du G7.

"Il y a des initiatives qui vont être prises qui seront, je pense, des initiatives de cohérence et de cohésion entre les différents acteurs pour permettent d'éviter les conséquences sur l'approvisionnement alimentaire de la crise ukrainienne", a estimé M. Le Drian.