Le journal, citant une source gouvernementale de haut niveau, a souligné que M. Frost quitterait son poste en janvier en raison de sa "désillusion" quant à la "direction" de la politique gouvernementale.

Contacté, Downing Street n'a pas donné suite dans l'immédiat à cette annonce, qui constituerait un nouveau coup dur pour Boris Johnson, cerné par les scandales. Le Premier ministre a subi cette semaine une fronde de son camp à propos des mesures contre le Covid et la perte d'un bastion conservateur à l'occasion d'une élection partielle en Angleterre.

Selon le Mail on Sunday, David Frost a donné sa démission il y a une semaine, mais Boris Johnson l'a convaincu de rester jusqu'à janvier à son poste de secrétaire d'Etat chargé du Brexit, l'un des sujets les plus brûlant pour le gouvernement britannique.

Le journal écrit que David Frost a invoqué les nouvelles restrictions pour lutter contre le coronavirus, la hausse des impôts et la politique suivie pour parvenir à la neutralité carbone d'ici à 2050 pour expliquer son départ.

La cheffe adjointe de l'opposition travailliste Angela Rayner a réagi sur Twitter en estimant que le "gouvernement est dans le chaos total précisément quand le pays travers des semaines d'incertitude".

"@BorisJohnson n'est pas fait pour le poste. Nous méritons mieux que cette bouffonnerie", a-t-elle ajouté.

Depuis le Brexit, David Frost a dirigé pour Londres les négociations avec l'Union européenne sur sa mise en oeuvre, tout particulièrement concernant l'application du protocole controversé sur l'Irlande du Nord. Ce dernier instaure un nouveau régime douanier pour cette province britannique, qui la maintient de fait dans le marché unique et l'union douanière européens.