"Nous ne pensons pas que la quarantaine soit la solution. Nous pensons que le meilleur moyen de rassurer les gens est d'introduire un test fiable et abordable avant de voler", a-t-il déclaré lors d'une conférence en ligne organisée par le secteur aérien britannique.

Il s'agissait de la première prise de parole du nouveau PDG de British Airways, qui a pris les rênes de la compagnie la semaine dernière après le départ de son prédécesseur Alex Cruz.

L'ensemble du secteur n'a eu de cesse de s'opposer à la quarantaine mise en place par le gouvernement britannique et qui impose aux voyageurs arrivant dans le pays et en provenance, par exemple, de France et d'Espagne de s'isoler pendant 14 jours.

Cette mesure a pesé sur la demande et a contraint les compagnies aériennes à revoir en baisse leur programme de vols pour les prochains mois, alors qu'elles espéraient encore cet été une reprise du trafic aérien après une paralysie de plusieurs mois.

"Même si la période de quarantaine est réduite à disons sept jours, les gens ne voyageront pas ici et le Royaume-Uni sera à la traîne", a prévenu le dirigeant irlandais.

Il défend donc l'idée d'un test avant le départ, dont la forme doit être arrêtée par les autorités publiques selon lui.

"Il y a un risque que le secteur ne se remette pas de cette crise si nous ne traitons pas d'abord le problème qui est de permettre aux gens de voler à nouveau", s'inquiète M. Doyle.

De son côté, lors de cette même conférence, le ministre britannique des Transports Grant Shapps a rappelé que le gouvernement travaillait sur une solution qui réduirait la quarantaine à une semaine avec un test à la clé.

"Mes collègues du gouvernement et moi-même nous sommes mis d'accord sur un régime basé sur un seul test fourni par le secteur privé et aux frais des passagers après une période d'isolement", a déclaré le ministre.

"Il s'agirait d'un seul test pour les arrivées internationales, une semaine après l'arrivée", selon M. Shapps.

Le ministre s'est dit "extrêmement optimiste" sur le fait de pouvoir avoir ce test en place d'ici le 1er décembre, "si le secteur privé a la capacité de le faire, et ils nous disent que oui".