Le même texte, adopté par 666 voix pour, 5 contre et 16 abstentions, appelle Téhéran à cesser de menacer la famille d'Ahmadreza Djalali, tant en Suède qu'en Iran.

M. Djalali, qui est notamment chargé de cours à la VUB en médecine d'urgence, a été arrêté en 2016 en Iran et condamné à mort en octobre 2017, au terme d'un procès inéquitable, sur base de fausses accusations d'espionnage et d'aveux extorqués sous la torture, selon des experts des droits de l'homme de l'ONU.

La rectrice de la VUB, Caroline Pauwels, s'est réjouie de la résolution de l'assemblée européenne et a appelé les autorités iraniennes à libérer immédiatement Ahmadreza Djalali. Selon elle, le prisonnier n'a eu ces sept derniers mois que des contacts très sporadiques avec son avocat.

La résolution votée jeudi réclame aussi l'abandon des charges retenues à l'encontre de tous les ressortissants de l'Union détenus arbitrairement en Iran, et appelle le Conseil (États membres) à envisager d'autres sanctions européennes ciblées contre les fonctionnaires et les entités du régime iranien impliqués dans les détentions arbitraires et les condamnations à mort.