Cet été, les voyages au sein de l’Union européenne pourraient être facilités, à condition d’être en possession du certificat vert numérique. Un document, présenté ce mercredi par la Commission européenne et qui doit encore être approuvé par l’ensemble des États membres, devra être présenté aux frontières, peu importe le moyen de transport privilégié, et sera réservé aux personnes vaccinées contre le Covid, immunisées et guéries ou en possession d’un test PCR négatif.

Concrètement, ce certificat de voyage pourra être délivré sous forme d’un QR code électronique ou sur papier pour " les citoyens ne disposant pas de smartphone ", indique le rapport de la Commission.

Où est-il valable ?

Ce certificat sanitaire fonctionnera au sein des vingt-sept États membres de l’Union européenne, et sera également ouvert à l’Islande, au Liechtenstein, à la Norvège et à la Suisse. Même s’il est pour le moment réduit à l’Europe, la Commission n’exclut pas de l’élargir au-delà des frontières européennes, afin "d’œuvrer en faveur d’une convergence internationale avec d’autres partenaires", souligne le commissaire chargé de la Justice Didier Reynders.

Qui peut en bénéficier ?

Chaque citoyen de l’Union européenne peut en faire la demande, ainsi que les membres de leur famille, quelle que soit leur nationalité. Il pourra aussi être délivré aux ressortissants d’autres pays qui résident au sein de l’UE et "aux visiteurs qui ont le droit de se rendre dans d’autres États membres", précise le rapport.

Peut-on l’obtenir sans être vacciné ?

Les personnes n’ayant pas été vaccinées peuvent elles aussi en bénéficier. " Afin d’éviter toute discrimination à l’égard des personnes qui ne sont pas vaccinées, la Commission propose de créer non seulement un certificat de vaccination interopérable, mais aussi des certificats relatifs aux tests de dépistage du Covid-19 ainsi que des certificats pour les personnes qui ont guéri du Covid-19."

Tous les vaccins sont-ils acceptés ?

Seuls les vaccins ayant reçu une autorisation de mise sur le marché par l’UE seront reconnus lors de la demande du certificat. Il s’agit pour l’instant des vaccins BioNTech-Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson.

Comment se le procurer ?

Ce sont les autorités nationales qui délivreront les certificats. Les hôpitaux, les centres de test ou des autorités de santé compétentes seront en mesure de les délivrer aux personnes en demande.

Combien coûte-t-il ?

La Commission s’engage à le rendre totalement gratuit, et disponible dans la ou les langues officielles de l’État membre, ainsi qu’en anglais.

Quelles données doit-on fournir ?

Afin de garantir l’authenticité et la validité des certificats, seules les données essentielles sont demandées, à savoir le nom, la date de naissance, la date de délivrance et des "informations pertinentes" sur le vaccin/test/rétablissement du voyageur. Didier Reynders assure que "cet outil respectera pleinement la protection des données".

Sera-t-il obligatoire ?

Ce certificat vert numérique n’est pas (encore) obligatoire pour franchir les frontières européennes, mais permettra juste de circuler plus facilement, notamment grâce à une reconnaissante mutuelle numérique d’un pays à l’autre. Selon le commissaire européen, il s’agit d’"un outil numérique harmonisé permettant de soutenir la libre circulation dans l’UE".

Quand entrera-t-il en vigueur ?

Pour être prêt dès le mois de juin, ce projet doit d’abord être adopté par les Parlement et Conseil européens. Les discussions pourraient s’éterniser et jouer en la faveur de certains membres, comme la Hongrie par exemple, qui utilise le russe Spoutnik V ou encore le chinois Sinopharm.