L'île devrait pourtant être un des premiers Etats à rejoindre l'Union européenne

BRUXELLES Malgré ses efforts pour pouvoir faire partie dans les tout prochains mois du premier wagon des nouveaux Etats intégrant l'Union européenne, l'île de Malte reste frappée du sceau honteux des pavillons noirs.

En effet, les dix-neuf Etats membres du mémorandum de Paris, à savoir les pays maritimes couvrant les eaux européennes et de l'Atlantique nord, dressent chaque année une liste des pavillons à risque.

Conclusion, cette année encore, l'île maltaise apparaît sur cette liste en 18e position.

Le principal critère utilisé pour l'organisation de ce hit-parade peu glorieux est le nombre de détentions , c'est-à-dire le nombre de fois où un navire est retenu à l'étranger parce qu'il ne répond pas aux normes de sécurité en vigueur.

En 1999, le taux de détention des navires battant pavillon maltais était de 10,6%, alors que la moyenne européenne frise les 3%.

Les autorités maltaises ne se voilent pas la face. `Le problème est réel´ , reconnaît un ministre maltais, mais nous progressons rapidement. Pour mieux étayer ses dires, l'homme brandit les chiffres de 1996. malte avoisinait alors les 24% de détention.

La progression est donc sensible et spectaculaire. Mais le souvenir de l'Erika, navire battant pavillon maltais, est encore dans toutes les mémoires et, comme les traces d'hydrocarbure laissées sur les rochers bretons, les souillures de la mémoire seront lentes à s'effacer.