Afin de concrétiser au mieux le projet de  "redéveloppement urbain" partout en Chine, de nombreux habitants sont chassés de leur domicile. Pour les faire craquer, certains promoteurs n’hésitent pas à mettre en place les grands moyens et ainsi faire appel à des hommes armés pour faire pression sur les personnes récalcitrantes. 

Même si c'est illégal dans la constitution chinoise, les expulsions restent malheureusement monnaie courante et les menaces, intimidations et mises à l'isolement sont utilisées à profusion pour faire partir au plus vite les habitants qui bloquent les projets de redéveloppements urbains.

Une façon d'agir qui a permis aux autorités de faire disparaître le village de Xiancunde, dans la périphérie de Guangzhou, malgré la présence d'habitants historiques, pour la construction de ce fameux pont autoroutier. 


Totalement... ou presque

Il y a de ces personnes qui feraient tout pour ne pas quitter leur "chez eux". La propriétaire d'une demeure a refusé de partir de chez elle pour laisser place à ce fameux pont autoroutier car elle jugeait insuffisantes les compensations que lui offraient les autorités locales. Les médias locaux avancent la somme de 186.000 dollars et assurent que la résidente de la "maison clou" en réclamait 287.000.

En plus de cette somme, les autorités proposaient également un relogement pour les personnes impactées par la construction de ce pont. Sauf que la propriétaire affirme qu’on ne lui a proposé que des appartements dont personne ne voulait, comme un logement à proximité d’une morgue. Les autorités de Guangzhou se disent toutefois prêtes à poursuivre les négociations. 

Un coup de com' des autorités ? 

La large diffusion des images de la "maison clou" a rendu cette affaire hyper médiatisée partout dans le monde. Un complot est même évoqué dans ce pays où l'information semble largement contrôlée par les autorités. Les langues se délient et certaines personnes voient en cette affaire assez folle l'occasion de révéler le courage d’une propriétaire face aux instances publiques chinoises. De quoi montrer aux yeux du monde entier que le peuple a encore son mot à dire? 

D'autres personnes pensent que révéler une telle histoire au grand public serait l'occasion pour les autorités de montrer que la propriétaire est trop gourmande dans ce qu'elle réclame. Cela permettrait ainsi aux autorités de montrer que malgré leur bon vouloir, la propriétaire fait du zèle. 

Le phénomène des "maisons clous"

Toujours est-il que des "maisons clous", il en existe des milliers à travers tout le pays et, au fil des années, celles-ci deviennent de plus en plus célèbres tant leurs histoires ressortent totalement de l'originalité. L'une des plus célèbres était celle de personnes âgées à Shanghai qui se situait au milieu d’une autoroute qui, à son niveau, passait de quatre à deux voies. Malgré quatorze années de résistance face aux autorités, les propriétaires ont fini par craquer.