Cette décision intervient alors que plusieurs parlements locaux où les républicains sont majoritaires tentent de restreindre l'accès au vote en réponse à la défaite de Donald Trump à la présidentielle du 3 novembre. Le milliardaire assure, sans preuves, que le scrutin a été entaché de fraudes.

Mercredi, la Chambre des représentants, où les démocrates sont majoritaires, avait adopté un projet de loi visant à lutter contre les obstacles au vote dans le pays. Le texte doit maintenant aller au Sénat (50 démocrates contre 50 républicains) où son avenir est incertain.

Le décret du président va demander l'amélioration ou la modernisation des sites internet fédéraux fournissant des informations sur les élections et le vote.

"Aujourd'hui, jour anniversaire du Bloody Sunday, je signe un décret pour rendre plus facile pour les électeurs de s'inscrire pour voter, et améliorer l'accès au vote", doit dire M. Biden dans des propos pré-enregistrés transmis par la Maison Blanche, devant être diffusés dimanche.

"Tout électeur devrait pouvoir voter et voir son vote être pris en compte", doit déclarer le chef de l'État. "Si vous avez les meilleures idées, vous n'avez rien à cacher. Laissez les gens voter."

Le 7 mars 1965, des centaines de manifestants pacifiques avaient été violemment réprimés par la police à Selma. Quelques mois plus tard, en août, le Congrès adoptait le "Voting Rights Act", qui supprimait tests et taxes pour devenir électeur.

Ce qui reste de "la marche de Selma, c'est que bien que rien ne puisse empêcher un peuple libre d'exercer son pouvoir le plus sacré en tant que citoyen, certains font tout leur possible pour lui retirer ce pouvoir", doit dire M. Biden.

Selon le président, "des responsables élus dans 43 États ont déjà présenté plus de 250 projets de loi pour que ce soit plus difficile pour les Américains de voter". "Nous ne pouvons pas les laisser réussir."