Selon un responsable du tribunal, le juge présidant le procès a décidé de suspendre les audiences préliminaires après avoir été informé d'un cas confirmé de Covid parmi les journalistes ayant couvert les audiences la semaine dernière.

Une deuxième personne ayant participé aux audiences a ressenti des symptômes mais le cas n'a pas été confirmé.

L'audience de vendredi aurait dû être la dernière, après deux semaines de réunions préliminaires dirigées par le nouveau juge en charge du procès, le colonel Matthew McCall, qui s'était dit décidé à voir du "mouvement" après neuf ans d'audiences, interrompues pendant 18 mois en raison de la pandémie.

Khalid Sheikh Mohammed et ses coaccusés Ammar al-Baluchi, Walid bin Attash, Ramzi bin al-Shibh et Mustafa al-Hawsawi sont accusés de terrorisme et du meurtre de 2.976 personnes dans les attentats.

Quatre d'entre eux ont été vaccinés, selon leurs avocats.

Comme les autres bases militaires américaines, Guantanamo, qui compte 6.000 militaires et membres de leurs familles, a connu des cas de Covid-19. Faute d'avoir pu vacciner tout son personnel civil et militaire, le Pentagone a commencé en septembre à rendre la vaccination obligatoire.

Selon la publication spécialisée Military Times, 20 des 46 soldats américains morts du Covid jusqu'ici ont succombé depuis que le variant Delta a commencé à se propager en juillet. Aucun n'était entièrement vacciné.

Les tribunaux militaires exigent des avocats de l'accusation et de la défense, des juges et des greffiers qu'ils se déplacent à Guantanamo, mais une salle d'audience reliée à la base américaine par vidéo vient d'ouvrir près de Washington pour permettre des audiences à distance.

Lors d'une visite sur la base de Guantanamo la semaine dernière, les journalistes présents étaient guidés par deux porte-parole qui leur ont déclaré ne pas être vaccinés et qui s'adressaient souvent à eux sans masque, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur.