Le directeur de l'Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection (IHU) basé à Marseille reproche au Dr Guillaume Gorincour, une cinquantaine de tweets le dénigrant.

"Cela est d'autant plus grave que le Dr Gorincour est vice-président du conseil de l'Ordre chargé de la communication et de la déontologie. Le règlement de l'instance prévoit que ses membres, chargés d'une mission de service public, respectent un devoir de réserve", a souligné Me Grazzini.

Le conseil départemental de l'Ordre n'était pas immédiatement joignable.

Le Pr Raoult prévient par la voix de son avocat qu'il poursuivra en justice "toutes les personnes qui se rendront coupable de diffamation, injure, dénonciation téméraire ou calomnieuse à son égard ou à l'égard de l'IHU et de ses activités".

Cette plainte contre un membre du conseil de l'Ordre intervient quelques jours après celle déposée par cette instance ordinale auprès de la chambre disciplinaire régionale contre le professeur. L'Ordre lui reproche plusieurs entorses déontologiques.

Cette procédure avait été enclenchée suite à la saisine du conseil de l'Ordre par la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF) accusant le médecin de manquer à son devoir de confraternité et d'utiliser des traitements non validés, en l'occurrence l'hydroxychloroquine.

Le professeur Raoult mène des essais cliniques depuis plusieurs mois avec son équipe à Marseille sur l'hydroxychloroquine, un traitement peu coûteux et couramment utilisé contre le paludisme, et affirme qu'il est efficace contre le coronavirus.

Mais de nombreux scientifiques et l'Organisation mondiale de la Santé ont critiqué les études du professeur Raoult, estimant qu'elles n'avaient pas été menées selon les protocoles scientifiques standards.