Ce vendredi, Boris Johnson a tenu une conférence de presse afin d'expliquer que le Royaume-Uni allait accélérer l'administration de la deuxième dose du vaccin contre le coronavirus pour les personnes âgées de plus de 50 ans et celles souffrant de pathologies sous-jacentes par crainte du variant indien.

"Nous estimons que ce variant est plus contagieux que le précédent. Nous pourrons envisager la poursuite de la relance économique si le variant se révèle n'être que légèrement plus contagieux. Si, au contraire, il est beaucoup plus contagieux, nous serons contraints d'opérer des choix difficiles", a annoncé Boris Johnson, faisant référence à la quatrième phase du déconfinement qui est prévue le 21 juin prochain, si tout va bien.

S'il y a actuellement peu de nouvelles contaminations au Royaume-Uni, le nombre de cas du variant indien a  grimpé de 520 la semaine dernière à 1.313 cette semaine explique le service de santé britannique Public Health England.

"Sans ce nouveau variant, la troisième vague en juillet et août aurait probablement été moins violente que prévu. Peut-être avec 4 000 à 11 000 morts du coronavirus, mais rien par rapport à la vague dévastatrice que nous avons eue en hiver. Cependant, si le variant indien est toujours 50% plus contagieux que le variant britannique, ce qui est une possibilité réaliste selon nos recherches, alors nous pourrions revenir à 1 000 décès et 10 000 hospitalisations par jour d'ici la fin juillet..", a expliqué le Public Health England.

En raison de l'avancée du variant indien au Royaume-Uni, le gouvernement allemand a, une nouvelle fois, placé la Grande-Bretagne sur la liste des pays à risque à partir de dimanche.