BRUXELLES Le ministère des Affaires étrangères, apprenant (la DH d'hier) que la villa de l'avenue Lequime, à Rhode-Saint-Genèse, qui sert de résidence aux ambassadeurs du Congo à Bruxelles, pouvait être saisie et vendue par décision du juge des saisies de Bruxelles, a rappelé hier que, à son estime, ce bâtiment était bien couvert par l'immunité diplomatique, au sens en tout cas que lui confère la convention de Vienne.

Un courrier a été adressé en ce sens par les Affaires étrangères au cabinet du ministre de la Justice, Marc Verwilghen.

Conséquence: le tribunal qui aura à examiner l'appel introduit par l'Etat congolais devant le tribunal de Bruxelles, appel dont l'examen sera entamé le 23 novembre prochain, va sans doute devoir en tenir compte. La séparation des pouvoirs ne justifie pas en effet qu'on transgresse une règle de droit international aussi fondamentale que l'immunité diplomatique garantie par la convention de Vienne.

S'il devait en être autrement, l'Etat congolais aurait alors sûrement des raisons de croire qu'après l'affaire Yerodia, la Belgique fait montre une nouvelle fois d'une attitude belliqueuse difficile à comprendre.