Trois roquettes de type Grad ont été tirées depuis le secteur des fermes de Chebaa", non loin de la frontière israélienne, a indiqué la même source. Des obus israéliens ont été ensuite tirés en direction du Liban, selon cette source.

Selon l'armée israélienne, qui évoque six roquettes, celles-ci n'auraient pas traversé la frontière, mais l'armée aurait riposté à celles-ci en visant le Liban voisin.

Joe Biden s'est à nouveau entretenu avec Netanyahu

Le président américain Joe Biden a exprimé lundi, lors d'un échange avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, son "soutien" à un cessez-le-feu face à l'escalade de violences, a indiqué la Maison Blanche.

"Le président a exprimé son soutien à un cessez-le feu", a indiqué la Maison Blanche dans un compte-rendu à la tonalité très prudente, au moment où nombre de voix s'élèvent dans le camp démocrate pour que M. Biden réclame explicitement un cessez-le-feu immédiat entre Israël et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza.

Lors de cette conversation téléphonique, il a évoqué les discussions en cours avec l'Egypte "et d'autres partenaires" pour y parvenir, précise le texte.

Les bombardements israéliens sur la bande de Gaza ont repris lundi, au terme d'une semaine noire ayant fait 200 morts dans l'enclave palestinienne, sans perspective d'une trêve entre Israël et le mouvement Hamas, qui continue ses tirs de roquettes.

Interrogée lors de son point de presse quotidien sur ce que certains, dans le camp démocrate, estiment être un manque de fermeté face à Israël, Jen Psaki, la porte-parole de la Maison Blanche, a défendu l'approche diplomatique "discrète" mais "intensive" de Washington sur ce dossier.

Les Etats-Unis se sont opposés lundi, pour la troisième fois en une semaine, à l'adoption d'une déclaration du Conseil de sécurité de l'ONU appelant à "une cessation des violences" entre Israéliens et Palestiniens, poussant à la convocation mardi d'une nouvelle réunion d'urgence à huis clos.

Si Joe Biden a réaffirmé "le droit d'Israël à se défendre", il a aussi, lors de cet échange, "encouragé" l'Etat hébreu à "faire tous les efforts possibles pour assurer la protection des civils innocents", affirme encore le compte-rendu.

De son côté, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a appelé lundi Israël et les Palestiniens à "protéger les civils et particulièrement les enfants", réaffirmant que l'Etat hébreu avait, "en tant que démocratie", un "devoir particulier" en la matière. "Nous allons continuer à mener une diplomatie active pour mettre fin à ce cycle de violence" et "nous sommes prêts à apporter notre soutien si les parties veulent parvenir à un cessez-le-feu", a-t-il déclaré lors d'une visite à Copenhague, assurant multiplier les contacts "en coulisses".

Il a une nouvelle fois apporté le soutien des Etats-Unis au droit d'Israël "à se défendre", estimant qu'il n'y avait "aucune équivalence possible entre un groupe terroriste qui tire des roquettes de manière aveugle contre des civils et un pays qui se défend contre ces attaques".

"Nous appelons donc le Hamas et les autres groupes à Gaza à mettre immédiatement fin aux attaques de roquettes", a insisté le secrétaire d'Etat lors d'une conférence de presse avec son homologue danois Jeppe Kofod.

Pour autant, "Israël en tant que démocratie a un devoir supplémentaire pour faire tout son possible pour éviter des victimes civiles", a-t-il plaidé.

Cela concerne selon Antony Blinken notamment les journalistes, après la frappe israélienne qui a détruit samedi à Gaza un immeuble abritant des médias internationaux.

Le secrétaire d'Etat a redit "l'inquiétude" de Washington au sujet de la protection des médias, sans aller jusqu'à condamner la frappe de l'Etat hébreu.

Il a révélé que les Etats-Unis avaient "demandé" à Israël de leur fournir des "précisions supplémentaires sur la justification" de ce raid.

Très prudent, il a affirmé ne pas avoir personnellement vu d'éventuelles informations partagées par les autorités israéliennes, et ne s'est donc pas prononcé sur la légitimité de la frappe. "Plus globalement, cela dit, et c'est vraiment crucial, Israël a une responsabilité particulière au sujet de la protection des civils pendant qu'il se défend, et cela inclut absolument les journalistes", a-t-il dit.

Antony Blinken s'est aussi défendu d'avoir fait obstruction au Conseil de sécurité de l'ONU pour faire adopter une déclaration appelant à la fin des hostilités, mais a laissé entendre qu'il considérait qu'un tel texte en ce moment n'était pas de nature à favoriser une désescalade.