Les dates du scrutin présidentiel "seront confirmées en conseil des ministres du 30 juin", a-t-on ajouté.

France Télévisions a évoqué mardi ces dates sans qu'elles soient démenties.

Interrogé par l'AFP, l'entourage de M. Darmanin a expliqué que "conformément à l'article 7 de la Constitution qui encadre strictement les dates d'élection du président de la république, deux options sont sur la table: 10 et 24 avril ou 17 avril et 1er mai".

Toutefois, a-t-on ajouté de même source, "l'option 17 avril et 1er mai compte de nombreux inconvénients: deux zones en vacances pour le premier et le second tour. Par ailleurs, le second tour se tiendrait durant un jour férié au cours duquel des manifestations sont traditionnellement organisées".

Mais pour Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national et candidate à l'Elysée, il faut "changer ces dates" car elles tombent pendant les vacances et risquent de provoquer à nouveau une démobilisation de l'électorat.

"Ces dates ont été choisies, comme toute une série de choses aux régionales, pour détourner les Français d'une élection essentielle", a-t-elle accusé sur France Inter.

"Là on met le premier tour le jour où la région Paca et la région Hauts-de-France sont en vacances. Et le deuxième dimanche, tout le monde sera en vacances", a souligné la députée du Pas-de-Calais.

"Est-ce que vous croyez (...) que c'est susceptible de mobiliser les électeurs que de positionner un second tour de l'élection présidentielle au moment où la France est en vacances ?", a-t-elle insisté.

Le président des Hauts-de-France (ex-LR) Xavier Bertrand, lui aussi candidat à l'Elysée, a également critiqué le calendrier de cette "indiscrétion gouvernementale".

"Elle n'est pas arrivée là par hasard cette information sur la date de l'élection présidentielle, vous pensez pas que ça aurait pu attendre lundi ou mardi, cette indiscrétion gouvernementale?", a-t-il dénoncé sur Europe 1, précisant que "dans la vie politique, je vous garantis que je ne crois absolument pas aux coïncidences".

Selon lui, "tout ça participe également à l'abstention" car on est "en train de nous dire: le deuxième tour des régionales, c'est pas si important que ça, parce que la présidentielle, elle est là, elle est tout de suite".

Un autre candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a ironisé sur Twitter sur ces déclarations de Xavier Bertrand en demandant si le président des Hauts-de-France est "un complotiste".

Le chef de file des Insoumis avait été accusé de la même dérive après sa sortie sur les attentats commis en année présidentielle.