"J'ai clairement dit que nous ne tolérerions pas les tentatives de violation de notre souveraineté démocratique ou de déstabilisation de nos élections démocratiques, et que nous répondrions", a déclaré Joe Biden lors d'une conférence de presse à l'issue de sa rencontre avec M. Poutine.

M. Biden a par ailleurs promis à son homologue russe de "continuer" à aborder les violations des droits humains. Il veut des "règles de principe" entre les deux pays.

"Comment pourrais-je être président américain et ne pas aborder les violations des droits humains ?", a affirmé mercredi M. Biden. L'affaire Navalny a été mentionnée.

M. Biden a également donné une liste de 16 sites critiques des Etats-Unis qui doivent échapper à toute cyberattaque. Il souhaite aussi que les autorités russes poursuivent les responsables de piratage contre des rançons. Le président russe "sait que j'agirai", a dit le chef de la Maison Blanche. "Nous avons des cybercapacités significatives", a affirmé M. Biden. La Russie ne peut dicter sa loi au monde entier, selon lui.

Ukraine, Iran et Bélarus, les sujets internationaux ont tous été discutés. "Il était important de se rencontrer", a dit M. Biden. Résultat concret, l'accord sur le mécanisme pour un dialogue sur la stabilité stratégique". "Il y a encore beaucoup de travail", a affirmé M. Biden. Les prochaines étapes sur le désarmement ont été abordées en détail, encore selon le président américain.

Le président américain a estimé "ridicule" la comparaison de Vladimir Poutine entre les assaillants du Congrès et les militants de Black Lives Matter, affirmant qu'ils n'ont rien de commun. Répondant à une longue diatribe de M. Poutine, le président américain a jugé que ce dernier établissait une fausse équivalence entre une attaque "de criminels" sur le Capitole à Washington le 6 janvier et les manifestations pacifiques de gens privés de leur liberté d'expression en Russie.

Dans sa conférence de presse, le président russe avait auparavant estimé que les responsables de l'assaut sur le Congrès et les militants afro-américains étaient semblables. "Nous ne voulons pas de choses similaires" en Russie, a-t-il dit.

Pour finir, Joe Biden "ne pense pas" que Vladimir Poutine cherche une Guerre froide" avec les Etats-Unis. "Il y a des perspectives réelles d'améliorer les relations", a-t-il dit.

Les discussions ont duré moins de quatre heures, moins que prévu. Pas de quoi se formaliser, selon M. Biden. "Quand deux dirigeants se sont-ils vus durant plus de deux heures ?", ajoute le président américain.