Le ministre Alex Azar a jugé auprès de la chaîne ABC que la production de doses par Pfizer et Moderna était désormais "assez prévisible" pour distribuer l'intégralité des doses, et compter sur ces laboratoires pour fournir assez de secondes doses à temps.

Les deux vaccins actuellement autorisés aux États-Unis, développés par Pfizer et Moderna, nécessitent que les bénéficiaires reçoivent une seconde dose dans un délai de trois ou quatre semaines respectivement.

En éliminant l'obligation de retenir la moitié des réserves, les autorités espèrent amplifier le nombre de personnes qui pourrait recevoir le vaccin rapidement. Le président élu Joe Biden avait annoncé il y a quelques jours que son administration, au pouvoir dans 8 jours, prévoyait d'adopter cette approche.

Car le pays souffre de retards importants dans l'immunisation de sa population. Sur les 25 millions de doses distribuées aux États, seulement 8,9 millions ont déjà été injectées auprès d'Américains.

"On ne s'est pas concentré sur la dernière étape", déplore auprès de l'AFP, le Dr Thomas Tsai, chercheur à Harvard.

Le ministre de la Santé a indiqué que l'administration recommanderait aussi aux États d'élargir leurs campagnes de vaccination, en les ouvrant aux personnes de plus de 65 ans, dans un premier temps, puis aux personnes de moins de 65 ans, avec des antécédents médicaux.