Les eurodéputés proposent cependant d'aller plus loin sur certains points, au bénéfice du consommateur. Ils souhaitent par exemple éliminer toute différence de tarifs entre communications électroniques à l'intérieur d'un même État européen et depuis un État vers un autre. Les fournisseurs devraient donc appliquer le même tarif pour un appel interne que pour un appel externe, à l'intérieur de l'UE, "à moins qu'ils ne démontrent l'existence de coûts directs qui sont objectivement justifiés", selon l'amendement proposé.

Actuellement, les surtaxes pour appels intra-UE sont plafonnées à 19 cents par minute, rappelle le Parlement.

L'Europe avait concrétisé la suppression des frais de roaming en 2017, avec un effet bien concret sur le consommateur lambda. Désormais, plus question de payer des frais supplémentaires d'itinérance quand on utilise son téléphone portable à l'étranger, dans l'UE ou en Islande, Norvège ou Liechtenstein. Les messages, appels et consommations de données, dans le cadre d'une "utilisation raisonnable" et occasionnelle, sont normalement facturés au même prix que ce que le consommateur paie habituellement dans son pays. Le règlement actuel vaut jusque fin juin 2022, et la Commission européenne a mis sur la table en février dernier sa proposition de prolongation, qui comprend également des adaptations du règlement.

L'exécutif européen propose par exemple d'obliger les fournisseurs de services d'itinérance, sauf impossibilité technique, à offrir les mêmes conditions d'utilisation des services en itinérance qu'au niveau national (qualité et vitesse de connexion), ce que le Parlement européen soutient. Il est aussi question de mieux informer le client.