Fin d’un suspense qui dure depuis 50 ans : des experts ont confirmé mardi l’authenticité d’un autoportrait de Vincent van Gogh, mettant fin à des décennies d’incertitude autour de la toile considérée comme la seule œuvre peinte par l’artiste néerlandais pendant qu’il souffrait de psychose. 

Sur le tableau, appelé Zelfportret (1889), l’artiste tourmenté s’est représenté de trois-quarts, la tête inclinée vers le bas, le regard vide, une expression de tristesse sur son visage fermé, le tout dans des teintes sourdes. L’authenticité de ce tableau a été confirmée par des experts du musée van Gogh à Amsterdam, qui ont fini par balayer les doutes qui planaient sur l’attribution de la toile depuis 1970. 

Après une analyse scientifique aux rayons X, l’étude des coups de pinceau et des références au tableau dans des lettres du peintre à son frère Théo, des experts néerlandais ont établi que la toile avait été peinte à la fin de l’été 1889, lorsque van Gogh séjournait dans un asile psychiatrique à Saint-Rémy-de-Provence (sud de la France). Le musée d’Oslo a acheté le tableau en 1910 à un collectionneur à Paris pour 10 000 francs, ce qui en fait le premier autoportrait de van Gogh à être entré dans une collection publique. L’œuvre est actuellement exposée au musée van Gogh d’Amsterdam et reviendra en Norvège pour l’ouverture de son nouveau musée national à Oslo en 2021.