Alors que le Premier ministre libanais Hassan Diab a lancé un "appel urgent à tous les pays amis et les pays frères", la France, l'ancienne puissance mandataire, a été parmi les premières à réagir, déclarant être aux "côtés du Liban".


Le président Emmanuel Macron a annoncé sur Twitter l'envoi d'un détachement de la sécurité civile et de "plusieurs tonnes de matériel sanitaire" à Beyrouth.


Les Etats-Unis ont également proposé leur aide. "Notre équipe à Beyrouth m'a informé des dommages importants infligés à une ville et à un peuple que je chéris", a déclaré le secrétaire d'Etat Mike Pompeo.

La chancelière allemande Angela Merkel s'est dite "choquée" et a promis d'offrir "un soutien au Liban". Des membres du personnel de l'ambassade d'Allemagne ont été blessés dans les explosions.

Le Royaume-Uni s'est dit prêt mardi soir à aider le Liban après l'explosion qui a fait au moins 73 morts et 3.700 blessés, parmi lesquels des employés de son ambassade dont les jours ne sont pas en danger.

"Le Royaume-Uni est prêt à apporter son soutien de toutes les manières possibles, y compris aux ressortissants britanniques touchés", a tweeté le Premier ministre Boris Johnson.


Israël propose son aide

Israël a proposé mardi soir "une aide humanitaire et médicale" au Liban, pays voisin avec lequel il est techniquement en état de guerre.

Le Canada a fait de même. "On est prêts à vous aider", a réagi le Premier ministre canadien Justin Trudeau, sur Facebook et Twitter.

"La Russie partage le chagrin du peuple libanais", a réagi le président russe, Vladimir Poutine, dans un télégramme de condoléances à son homologue libanais, Michel Aoun.

Le président Aoun a aussi reçu un appel du président irakien, Barham Saleh, qui a assuré le Liban de la solidarité et offert de l'aider.

Des pays du Golfe, dont certains ont des relations étroites avec le Liban en lui fournissant de l'aide financière, ont rendu hommage aux victimes.

L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a appelé M. Aoun pour lui présenter ses condoléances, selon l'agence de presse officielle QNA, qui a ajouté que des hôpitaux de campagne seraient envoyés au Liban.

"Nos coeurs sont avec Beyrouth et son peuple", a tweeté de son côté le ministre des Affaires étrangères des Emirats arabes unis, Anwar Gargash, postant une photo de la célèbre Burj Khalifa de Dubaï, illuminée avec les couleurs du drapeau libanais.

"Que Dieu (...) protège le Liban frère et les Libanais pour réduire leurs souffrances et soigner leurs blessures", a-t-il dit.


Le Koweït a annoncé qu'il enverrait de l'aide médicale d'urgence au Liban, selon l'agence officielle Kuna.

Le ministre jordanien des Affaires étrangères a appelé son homologue Charbel Wehbe pour lui faire part de sa solidarité, se disant prêt à offrir toute assistance au Liban.

Même expression de solidarité en provenance de Tunisie, où le président Kais Saied a adressé une lettre à son homologue libanais en exprimant son "soutien" à un "peuple frère".

L'ONU a exprimé ses "plus sincères condoléances", et proposé son "soutien actif", souhaitant un "prompt rétablissement aux blessés, parmi lesquels du personnel des Nations unies" --des marins de la mission au Liban (Finul) dont le navire était amarré dans le port de Beyrouth.

Pour le chef de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit, les explosions "vont malheureusement exacerber les difficultés du Liban et augmenter la gravité de la crise (...) traversée par le pays".