Auparavant, tout homme ayant des relations sexuelles avec des hommes ne pouvait donner son sang que s'il n'avait plus eu de rapports depuis au moins quatre mois. Cette restriction a été abandonnée par les autorités sanitaires françaises.

L'orientation sexuelle du donneur n'est ainsi plus enregistrée. Le questionnaire à remplir avant le don de sang est désormais basé sur des critères d'exclusion généraux, tels que des rapports sexuels avec plusieurs partenaires ou l'utilisation de drogues.

Le formulaire est aussi enrichi de questions sur la prise de médicaments préventifs avant ou après un contact à risque pour le VIH. Dans ce cas, le don de sang n'est possible que quatre mois après la prise du traitement.

Les hommes homosexuels ont été totalement interdits de donner leur sang en France entre 1983 et 2016, année où les restrictions ont été mises en place.

En Belgique, les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes ne sont autorisés à donner leur sang que depuis 2017, à condition de s'être abstenu de relations sexuelles pendant les 12 mois précédant le don.

Ces restrictions font également débat en Belgique, et plusieurs propositions de loi visant à faciliter le don de sang des homosexuels ont été déposées. En janvier, la secrétaire d'État à l'Égalité des chances Sarah Schlitz avait indiqué que le gouvernement était affairé à réduire la période d'abstinence à son strict minimum et à se baser uniquement sur les pratiques sexuelles à risque, sans présupposer qu'un rapport homosexuel comporte d'office un risque.