Les semaines s’écoulent et les révélations sur les désormais soi-disant secrètes écoutes américaines se poursuivent. Le quotidien néerlandais NRC Handelsblad vient ainsi d’annoncer que les Pays-Bas ont été placés sur écoute par le géant américain entre 1946 et 1968… au moins.

Un grand moment d’espionnage qui n’a d’ailleurs pas touché que les Néerlandais. Toujours selon le quotidien, l’Allemagne, la France et la Belgique ont été logées à la même enseigne dans le même laps de temps.

Et si l’Oncle Sam n’en a informé personne, pas même ses alliés historiques, c’est tout simplement par crainte que ces programmes d’espionnage ne puissent nuire aux relations entre les pays…

Dans le quotidien Die Welt, l’ex-Premier ministre belge et désormais parlementaire européen Guy Verhofstadt lance un appel au président du Parlement européen, Martin Schultz, pour qu’il invite le secrétaire d’État américain, John Kerry, à venir présenter des excuses durant une session plénière de l’institution.

"Au vu des 500 millions de citoyens européens ayant été écoutés, il doit présenter ses excuses au Parlement pour les dégâts subis", explique ainsi le Belge.

"Nous n’avons peut-être pas toujours vu l’ampleur des écoutes illicites des États-Unis mais sur la base de ce qui a jusqu’ici été découvert, il faut absolument réparer les dégâts le plus rapidement possible - et cela doit commencer par des excuses", déclare encore un Guy Verhofstadt remonté.

Ces excuses seraient pour lui un premier pas dans la reconquête de la confiance particulière entre les États-Unis et la Belgique. Jusqu’ici, l’Europe s’est contentée de prendre note des faits reprochés à la puissance d’outre-Atlantique.