Les variants sud-africain et brésilien du coronavirus suscitent de plus vives interrogations que les autres. Plusieurs virologues ont tiré la sonnette d'alarme, après avoir remarqué que les nouvelles souches peuvent provoquer une deuxième contamination.

En cause: les anticorps qui ne sont pas assez solides que pour neutraliser ces souches du virus. Comme l'explique Het Laatste Nieuws, les variants sud-africain et brésilien ont touché certaines personnes une deuxième fois comme si elles n'avaient jamais été contaminées une première fois. C'est arrivé chez 44 sujets sud-africains. Au Brésil, 13 sur 31 patients ont été contaminés une deuxième fois de la même manière par le virus.

Il s'agit donc d'un cas de figure différent des doubles contaminations déjà constatées chez nous puisque ces dernières étaient bien moins fortes que les premières infections, ce qui n'est pas le cas ici.

Dans un premier temps, le vaccin, très polyvalent face aux variants du virus, reste efficace. Mais à long terme, ce ne sera peut-être plus le cas. C'est ce que pense le vaccinologue Philip Krause, du groupe de travail de l'Organisation Mondiale de la Santé sur la vaccination au coronavirus. Il pense qu'il est possible, dans le futur, que les variants résistent au vaccin: "L'évolution rapide de ces variants suggère que s'il est possible que le virus se transforme en une forme résistante aux vaccins, cela se produira peut-être plus tôt que nous ne le souhaiterions", a-t-il écrit dans la revue scientifique Science. 

A moins que les vaccins soient, eux aussi, plus résistants à la variabilité du virus, comme le suggère le virologue néerlandais Eric Snijder.