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Des robots enseignants qui peuvent donner cours

SEOUL Même si leur enseignement est rudimentaire, ces robots sont mis au point pour assurer l’apprentissage des langues ou d’autres matières dans l’enseignement primaire.

La Corée du Sud se lance dans la création en masse de ces machines très patientes et infatigables. Après la mise en essai de 11 robots dans les écoles en 2010, la Corée du Sud prévoit d’équiper ses 8.400 écoles maternelles de robots avant 2013.

Rubi, Engkey et Sayas sont tous des robots issus des technologies asiatiques. Ces inventions vont permettre, selon leurs inventeurs, de faciliter l’enseignement de certaines matières aussi bien aux enfants qu’aux professeurs.

De petite taille et de couleurs vives pour attirer le regard des petites têtes blondes, les apprenties profs s’intègrent très bien dans les classes. Ces petites machines à l’intelligence artificielle sont programmées pour reconnaître les émotions et comprendre le langage humain. Seul petit hic, c’est qu’ils sont préprogrammés à un certain mode de réponse; si le robot ne comprend pas la réponse, il bogue. Pour le moment, ces robots ne peuvent interagir de façon spontanée et logique.

“Les intentions des informaticiens ne sont pas de remplacer les professeurs en chair et en os mais d’aider ces derniers au développement et à l’apprentissage de l’enfant”, affirme Patricia Kuhl, coordinatrice de l’Institut for Learning and Briain Science de l’Université de Washington.

Des robots patients et intransigeants qui enchaînent les exercices de prononciation et de vocabulaire avec les petits Coréens. Malgré les divers bugs de fonctionnement, Engkey est l’espoir de Choi Mun-taek, directeur de recherche du centre de robotique intelligente de l’Institut coréen de science et de technologie. Selon lui, le robot, dans trois ou quatre ans, sera assez mûr pour remplacer les professeurs. Des intentions qui ne seront pas vues du bon œil par les maîtres de langues.

L’éventuelle arrivée sur le marché de ces robots déclenche la polémique. Certaines parlent de progrès alors que d’autres entrevoient la possibilité que les enfants considèrent les robots comment leurs maîtres et seuls détenteurs du savoir.


© La Dernière Heure 2010