Lors d'un entretien téléphonique, les ministre des Affaires étrangères des deux pays "ont souligné qu'ils étaient prêts, en cas de besoin, à s'aider et se soutenir mutuellement", a indiqué le ministère turc dans un communiqué.

La mer Egée a été secouée vendredi par un puissant séisme, dont la force a été évaluée à 7 sur l'échelle de Richter par l'Institut de géophysique américain (USGS), et à 6,6 par les autorités turques. Au moins quatre morts et 120 blessés seraient à déplorer en Turquie.

Le tremblement de terre a provoqué l'effondrement de plusieurs immeubles dans la province turque d'Izmir, et un mini-tsunami qui a balayé les côtes de l'île grecque de Samos.

La promesse d'aide mutuelle exprimée vendredi rappelle l'aide que la Grèce avait offerte à la Turquie après un séisme meurtrier en 1999, un geste qui avait permis un réchauffement des relations entre ces deux pays en crise. Des experts avaient parlé de "diplomatie du séisme".

Plus de 20 ans plus tard, les relations entre ces deux voisins membres de l'Otan sont de nouveau tendues, en raison notamment de recherches gazières menées unilatéralement par Ankara en Méditerranée orientale, Athènes l'accusant de prospecter dans ses eaux.

Mitsotakis a appellé Erdogan pour lui exprimer "ses condoléances"

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a appelé vendredi après-midi le président turc Recep Tayyip Erdogan pour lui exprimer "ses condoléances" pour la perte de vies humaines dans le séisme qui a frappé les deux pays voisins. "Je viens d'appeler le président turc pour lui exprimer mes condoléances pour la perte tragique de vies. Dans ces moments, nos peuples ont besoin de faire front commun indépendamment de nos différences", a écrit Kyriakos Mitsotakis.

Les deux voisins se disputent sur la délimitation des eaux en Méditerranée orientale, considérées riches en hydrocarbures.

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