"Je peux confirmer que le gouvernement a officiellement demandé à la MHRA (l'Autorité de réglementation sanitaire des médicaments, ndlr) d'évaluer le vaccin de BioNTech/Pfizer pour voir s'il est adapté" aux normes britanniques en matière de santé, a déclaré le ministre de la Santé Matt Hancock lors d'une conférence de presse.

Le Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe par l'épidémie avec plus de 54.000 morts, a déjà commandé 40 millions de doses de ce vaccin et espère en recevoir 10 millions d'ici la fin de l'année.

"Si le vaccin est approuvé par le régulateur, nous serons prêts à commencer les vaccinations le mois prochain", a affirmé Matt Hancock, expliquant que le service public de santé britannique était en train "de mettre en place des centres de vaccination dans tout le pays capables de gérer le défi logistique que représente la nécessité de stocker le vaccin de BioNTech/Pfizer à -70 degrés".

Cette annonce intervient alors qu'une partie de l'Écosse durcit ses restrictions et l'Irlande du Nord décide d'introduire un nouveau confinement, dans un pays où chaque province britannique décide de sa propre stratégie face à la crise sanitaire.

"Coupe-circuit"

Dans 11 zones d'Écosse, dont la ville de Glasgow, les pubs et restaurants ont fermé à 18H00 et garderont portes closes jusqu'au 11 décembre, comme les commerces non-essentiels et les coiffeurs. Les écoles resteront en revanche ouvertes.

Ces mesures concernent plus de 2 millions de personnes sur une population de 5,5 millions d'habitants.

En Irlande du Nord, le gouvernement local a décidé jeudi soir d'imposer deux semaines de confinement supplémentaires, du 27 novembre au 11 décembre.

Face au risque de voir les hôpitaux "débordés dans les prochaines semaines", "une intervention ferme, au timing soigneusement choisi, est nécessaire pour avoir un Noël sûr et heureux", a commenté la Première ministre nord-irlandaise, Arlene Foster, dans un communiqué.

Un relâchement partiel a été décidé après cinq semaines de restrictions décrétées mi-octobre, certains commerces comme les cafés, les coiffeurs et les salons de beauté étant autorisés à rouvrir vendredi.

Ils devront fermer à nouveau durant ce confinement "coupe-circuit" et les pubs et restaurants, qui étaient censés rouvrir le 27 novembre, resteront fermés deux semaines supplémentaires.

Les enfants pourront toutefois continuer d'aller à l'école, mais les 1,9 million d'habitants sont invités à travailler de chez eux et ne pourront quitter leur domicile que pour des raisons précises, comme faire des courses ou de l'exercice.

L'Angleterre et ses 56 millions d'habitants se sont eux confinés pour quatre semaines jusqu'au 2 décembre. Interrogé sur une possible réouverture des commerces non-essentiels, Matt Hancock a affirmé que le gouvernement "travaillait sur ce qui se passerait après" cette date, mais qu'il "était encore trop tôt pour le dire".