Depuis cette annonce les cas contacts doivent passer par un isolement de 14 jours, sans possibilité de test dans ce laps de temps.

L'AFP a réussi à contacter une jeune Française bloquée à Malte depuis plusieurs jours. "Ma colocataire a reçu samedi un mail du gouvernement maltais indiquant qu'elle était cas contact d'une personne testée positive au Covid-19 et qu'elle devait observer une quarantaine de 14 jours", explique Eva qui partage sa chambre avec deux autres adolescentes.

Pourtant Eva n'a reçu aucun courrier mais se retrouve quand même soumise à l'isolement. "Même si moi et la deuxième colocataire n'avons reçu aucun document officiel, on nous a dit à la réception de la résidence que l'on devait observer nous aussi la quarantaine". Même après le test négatif de la colocataire, la situation n'a pas pu changer pour ces jeunes.

En France, les parents des jeunes bloqués à Malte sont désorientés. "Ma fille a demandé à se faire dépister, à faire le test, mais on leur a dit que ça ne changerait rien, qu'elles seront placées en quarantaine pendant 14 jours", explique Eric, le père d'Eva, contacté au téléphone par l'AFP.

De son côté, l'ambassade italienne de Malte a essayé de convaincre les autorités de laisser les contacts négatifs rentrer chez eux. "Pour le moment la législation maltaise reste confirmée et ne permet le retour dans notre pays ni des personnes positives ni des cas contacts négatifs pendant 14 jours".

Ce lundi, la Commission européenne a montré qu'elle voulait convaincre Malte de revenir sur sa décision. La Commission demande que Malte accepte également l'entrée sur son territoire aux voyageurs ayant effectué un test PCR négatif.

Face à l'insistance de l'Union Européenne, l'île à décidé de faire marche arrière et d'autoriser les personnes non-vaccinées à se rendre sur son territoire, à condition d'effectuer une quarantaine sur place.