A la question de savoir ce qu'elle imagine que le palais royal pense de ses prises de parole, Meghan Markle a répondu: "Je ne sais pas comment ils pourraient s'attendre qu'après tout ce temps nous puissions tout simplement garder le silence, si la Firme joue un rôle actif dans le fait de colporter des mensonges sur nous".

L'interview a été enregistrée avant que le quotidien britannique The Times ne publie mercredi des allégations selon lesquelles Meghan Markle aurait fait l'objet d'une plainte pour harcèlement pendant qu'elle vivait au palais de Kensington.

Le quotidien The Times a indiqué mercredi qu'une plainte pour harcèlement envers des assistants avait été déposée en octobre 2018 par Jason Knauf, alors secrétaire à la communication de Harry et Meghan. Les avocats du couple avaient déclaré au Times que le journal était "utilisé par Buckingham Palace pour colporter un récit totalement faux" avant la diffusion de l'interview de Harry et Meghan par la star de la télévision américaine Oprah Winfrey.

Selon le journal, cette plainte a été adressée au palais par Jason Knauf, alors secrétaire à la communication du couple, quelques mois après le mariage très médiatisé de Meghan avec Harry, petit-fils de la reine Elizabeth II. Invoquant pression des médias et désir d'indépendance, le couple a fini par s'affranchir de la monarchie et s'est installé aux Etats-Unis.

Potentiellement corrosif pour la couronne, cet entretien, dont la diffusion est prévue le 7 mars, est très attendu au Royaume-Uni, où presse et experts royaux guettent de possibles révélations de la part du couple, qui n'avait pas caché son malaise au sein de la famille royale avant de s'en mettre en retrait l'année dernière.

Buckingham Palace va examiner les accusations de harcèlement

Un peu plus tôt, Buckingham Palace a affirmé être "très préoccupé", dans une déclaration inhabituelle, par ces accusations dans le Times, faites par d'anciens employés du duc et de la duchesse de Sussex. Dans un communiqué inhabituel pour la monarchie britannique, peu accoutumée à évoquer ses différends sur la place publique, le palais a réagi à un article du quotidien The Times, selon lequel une plainte pour harcèlement envers des assistants avait été formulée en octobre 2018, quand l'ex-actrice américaine vivait encore au sein de la famille royale britannique.

"Les membres du personnel impliqués à l'époque, y compris ceux qui ont quitté la Maison royale, seront invités à participer pour voir si des leçons peuvent être tirées", a poursuivi le palais, en soulignant qu'il "ne tolère pas et ne tolérera pas le harcèlement sur le lieu de travail".

"Nous sommes clairement très préoccupés par les accusations dans le Times à la suite d'affirmations faites par d'anciens employés du duc et de la duchesse de Sussex", a indiqué le palais dans un communiqué. "Par conséquent, notre équipe de ressources humaines examinera les circonstances relevées dans l'article", a-t-il ajouté. "Les membres du personnel impliqués à l'époque, y compris ceux qui ont quitté la Maison royale, seront invités à participer pour voir si des leçons peuvent être tirées", a-t-il poursuivi, soulignant que le palais "ne tolère pas et ne tolèrera pas le harcèlement sur le lieu de travail".

Par le biais d'un porte-parole, Meghan Markle, 39 ans, s'est dite "attristée par cette dernière attaque contre sa personne, en particulier en tant que personne qui a elle-même été victime de harcèlement et qui est profondément impliquée dans le soutien de ceux qui ont subi des souffrances et des traumatismes", a-t-il déclaré. "Elle est déterminée à continuer son travail pour défendre la compassion dans le monde entier et continuera de s'efforcer à montrer l'exemple pour faire ce qui est bien", a-t-il ajouté.

Les avocats du couple ont déclaré au Times que le journal était "utilisé par Buckingham Palace pour colporter un récit totalement faux" avant la diffusion, prévue le 7 mars, de l'interview de Harry et Meghan par la star de la télévision américaine Oprah Winfrey.