Il aura été la surprise de cette fin de campagne présidentielle. 

Le candidat de la "France Insoumise", qui a connu un revers ce dimanche avec 19-20%, a affirmé sur Facebook qu'il ne reconnaissait pas les résultats. Lors de son discours, il s'est montré particulièrement remonté, voire incohérent dans certains de ses propos.

Voici ses principales déclarations:

"En toute hypothèse, ce n’est pas le résultat qui a été annoncé qui sera le bon. Le ministère de l’Intérieur a attendu jusque minuit pour révéler les vrais résultats.

Rien n’est si beau pour les média-cracs qu’un duo qui veut maintenir les institutions actuelles et compte s’en prendre aux acquis sociaux les plus élémentaires du pays.

Je ne saurai dire ni faire davantage à cette heure.

Chacun, chacune d’entre vous sait en conscience quel est son devoir. Dès lors, je m’y range, je n’ai reçu aucun mandat des 450 000 personnes qui m’ont supporté à présenter ma candidature .

Nous pouvons êtres fiers de ce que nous avons entreprtis. Je vous appelle à rester groupés, en mouvement et à être un mouvement car les défis que nous avons nommés sans en cacher aucune des difficultés qu’ils soulèvent pour les régler, ces défis restent à relever.

Ceux qui prétendent aujourd’hui à l’honneur de nous représenter tous ont déjà fait la démonstration qu’ils étaient incapables d’y penser.

Patrie bien aimé, vous êtes un matin tout neuf qui commence à verser. Fidélité à la devise de la République."

François Fillon appelle à voter pour Emmanuel Macron


Le candidat de la droite n'a pas laissé le doute plané et en appelle au vote pour Macron contre Le Pen.

Pourtant visage de la droite républicaine, Fillon aura réussi un virage communicationnel… sans toutefois convaincre les Français votants, qui sont 19,7% à avoir voté pour lui. Voici ses principales déclarations :

- "Malgré tous nos efforts, je n'ai pas réussi à vous convaincre. Les obstacles mis sur ma route étaient trop nombreux et cruels. Dans l'immédiat, j'assume mes responsabilités. Cette défaite est la mienne."

- "Je m'adresse à tous ceux qui, depuis 4 ans, me font confiance. (...) Les électeurs de droite et du centre doivent rester unis pour les législatives. Restez unis, ne vous dispersez pas."

- "L'abstention n'est pas dans mes gênes, surtout lorsque l'extrême droite passe le premier tour. (...) L’extrémisme ne peut apporter que malheur et division (...) Je voterai en faveur d'Emmanuel Macron."

- "Il revient de vous battre et de vous unir pour ce rêve qui est en chacun d'entre vous. J'ai confiance en vous et je me permets de vous dire que je crois en ce pays."

Hollande a appelé Macron "pour le féliciter"

Le président sortant François Hollande a appelé le centriste Emmanuel Macron "pour le féliciter" après sa qualification dimanche pour le second tour de l'élection présidentielle qui l'opposera à la chef de l'extrême droite Marine Le Pen, a annoncé la présidence française.

Le président socialiste devrait exprimer "très clairement" son choix pour le 7 mai, a-t-on ajouté de même source. "Vous imaginez bien son choix entre un de ses anciens ministres qui a travaillé avec lui et la représentante de l'extrême droite", a souligné un proche du président.

Hamon : "Contre cette ennemie de la République !"

Il n’aura réuni que 6,2% des votes : Benoit Hamon n’aura donc pas convaincu les Français d’un retour de la gauche frondeuse traditionnelle, trop associé à la continuité de la politique hollandienne. Voici ses principales déclarations suite à sa lourde défaite :

- J’ai échoué à déjouer le désastre qui s’annonçait depuis plusieurs mois. Cet échec est une profonde meurtrissure. Je mesure la sanction historique, légitime pour le parti socialiste.

- Cette défaite morale, en particulier pour la gauche, doit entendre votre message. Assez de notre folie autodestructrice qui a fait oublier les valeurs du socialisme.

- Démocratique, sociale, écologique, européenne, la gauche n’est pas morte. Vous me l’avez dit : vous attendez une renaissance. Vous attendez une renaissance.


Philippe Poutou ne soutiendra ni Macron ni Le Pen

Le candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste Philippe Poutou, qui a obtenu environ 1% des voix au premier tour de l'élection présidentielle dimanche, s'est abstenu d'appeler ses soutiens à voter pour l'un des deux candidats qualifiés pour le second tour. "Pour faire reculer durablement ce péril, il n'y a pas d'autre solution que de reprendre la rue, contre l'extrême droite, mais aussi contre toutes celles et ceux qui, comme Macron, ont mis en place ou veulent imposer des mesures antisociales", écrit le candidat du NPA et représentant syndical chez Ford dans un communiqué de presse.

De son côté, Nathalie Arthaud, la candidate de Lutte Ouvrière, a affirmé qu'elle votera blanc au second tour tout en appelant à "rejeter le vote pour Marine Le Pen".

Philippot lance "un appel à tous les électeurs" pour le second tour

Le vice-président du Front national, Florian Philippot, a appelé dimanche "tous les électeurs, y compris ceux de Fillon" à voter pour Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle, qualifiée derrière Emmanuel Macron selon des premières estimations.

"Je lance un appel à tous les électeurs, et y compris bien sûr les électeurs qui ont fait le choix de M. Fillon, et qui ont pu avoir le sentiment qu'au premier tour on leur a un peu volé leur élection", a déclaré le député européen sur France 2, estimant que la candidate du FN avait réussi à imposer "le patriotisme à tous les niveaux".

Le Premier ministre Cazeneuve appelle les Français à voter pour Macron

Le Premier ministre français Bernard Cazeneuve a appelé dimanche les Français à voter pour Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle. Il a déclaré vouloir faire échec au Front National "et à son projet funeste de régression de la France et de division des Français". Bernard Cazeneuve a côtoyé Emmanuel Macron au sein du gouvernement de Manuel Valls, alors que l'actuel locataire de Matignon était à l'Intérieur et que le qualifié au second tour était ministre de l'Economie.

Le chef du gouvernement a demandé "une position claire et forte de tous les républicains".


EN BELGIQUE

"Faire barrage à l'extrémisme de droite", réagit Olivier Chastel

"Il faut faire barrage à l'extrémisme de droite et au populisme", a réagi dimanche soir Olivier Chastel, le président du MR, en réitérant son soutien à Emmanuel Macron, le candidat d'En Marche! à l'élection présidentielle française qui est arrivé en tête du premier tour, devant Marine Le Pen (FN), selon des estimations. "Ni de gauche, ni de droite, Emmanuel Macron est libéral sur le plan économique. C'est un homme pragmatique conscient des défis de la société de demain mais aussi de ses opportunités: développement de l'économie numérique et réponse au défi de la mondialisation. Soutenir Emmanuel Macron, c'est aussi soutenir le projet européen, c'est défendre toutes les libertés auxquelles les libéraux sont très attachés", a encore déclaré le président du MR.

Charles Michel "félicite chaleureusement" Emmanuel Macron

Le Premier ministre belge, Charles Michel, "félicite chaleureusement" Emmanuel Macron, le candidat d'En Marche! à l'élection présidentielle française arrivé en tête, selon des estimations, du premier tour du scrutin. "Chaleureuses félicitations et tous mes vœux de succès pour un projet européen, optimiste et tourné vers l'avenir!", a-t-il tweeté dimanche soir.

Benoît Lutgen félicite à son tour Emmanuel Macron

Benoît Lutgen, le président du cdH, a lui aussi félicité Emmanuel Macron, le candidat d'En Marche! à l'élection présidentielle française, arrivé en tête du premier tour du scrutin, selon les estimations diffusées dimanche soir. "Félicitations à Emmanuel Macron, en marche pour un projet équilibré, mobilisateur et démocratique", a-t-il tweeté avant d'ajouter: "plus de 40% pour les partis extrêmes au premier tour. Cela doit mobiliser tous les démocrates".

"Le cdH est heureux de voir Emmanuel Macron en tête du premier tour. Il démontre que la droite et la gauche, c'est dépassé", souligne par ailleurs le parti humaniste dans un communiqué.

"Porteur des mêmes valeurs que le leader d'En Marche! , le cdH et son président Benoit Lutgen se réjouissent de voir gagner le mariage de la volonté d'entreprendre et de la solidarité, des libertés fondamentales et de la tolérance, de la fraternité et de l'ambition européenne", ajoute-t-il.

"Cela étant, même si nous avons évité le pire d'un face-à-face extrême-gauche/extrême-droite, personne ne peut se réjouir, ce soir, que l'extrême-droite soit au second tour avec un score de plus de 20%. Personne ne peut se réjouir que les extrêmes représentent plus de 40% de l'électorat français. Cela doit tous nous mobiliser. Chaque jour. En France, chez nous et partout en Europe", conclut le cdH.

Elio Di Rupo appelle les démocrates français à voter contre l'extrême-droite

Elio Di Rupo, le président du PS belge qui avait soutenu la candidature de Benoît Hamon au premier tour de l'élection présidentielle française, a appelé "tous les démocrates français à voter contre l'extrême-droite de Marine Le Pen, en faveur d'Emmanuel Macron". "Il en va de l'avenir de la France et de l'Europe, et donc de notre avenir aussi", a-t-il tweeté.

Benoît Hamon, le candidat du parti socialiste français, n'a récolté qu'un peu plus de 6% des voix, selon les estimations diffusées dimanche soir, infligeant une défaite historique au PS français.