La Metropolitan Police est fortement critiquée dans l'affaire Sarah Everard. Pour rappel, Wayne Couzens, un agent de police a violé et tué la jeune Britannique de 33 ans.

En effet, l'agent a prétexté une infraction au confinement pour ensuite emmener la victime dans sa voiture, la violer et l'étrangler avec sa ceinture de policier avant de brûler son corps.

Des faits horribles que la Metropolitan aurait pu éviter. Selon le Guardian, la police a ignoré une série accablante de signaux alarmants sur le comportement du policier.

En effet, Wayne Couzens avait déjà eu des comportements déviants. Trois jours avant les faits, il avait notamment été mis en cause pour exhibitionnisme dans un McDonald’s à Swanley, dans le Kent. Le numéro de plaque d’immatriculation de sa voiture avait été transmis aux policiers.

Ce n'est pas la première fois que son véhicule est associé à des faits d'exhibitionnisme. En 2015, une enquête n'avait pas abouti alors qu'il avait été identifié dans un autre incident de ce type. Le commissaire adjoint de la Met, Nick Ephgrave, a aussi reconnu que les vérifications préalables à l’embauche de Wayne Couzens dans la police en 2018 n’avaient pas été faites “correctement”. “Nous savons que nous devons travailler pour rétablir la confiance”, a-t-il reconnu. "Et nous ferons notre possible pour y parvenir."

Le Times indique également que le policier avait partagé des contenus misogynes, racistes et homophobes avec ses collègues sur un groupe WhatsApp, ce qui fait l’objet d’une enquête des services de déontologie de la police.

Pour le secrétaire d'État chargé de la police, Kit Malthouse, il faut "tirer des leçons et se demander où ces enquêtes ont abouti et pourquoi elles n'ont pas été signalées", a-t-il expliqué pour la BBC.

La police londonienne est dans le dur avec cette affaire. D'autant plus qu'elle est également critiquée pour avoir réalisé une intervention musclée pour disperser un rassemblement en hommage à Sarah Everard, interdit en plein confinement.