Interrogé sur les mesures prises par le département d'Etat, un ministère-clé en matière de sécurité nationale, pour favoriser la transition avec les équipes du président élu, il a répondu: "Il y aura une transition en douceur vers une seconde administration Trump". "Nous allons compter toutes les voix", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse, assurant que les dirigeants à travers le monde étaient conscients qu'il s'agissait d'un "processus légal" qui "prend du temps". De nombreux dirigeants de pays alliés des Etats-Unis, de la France au Royaume-Uni, en passant par la Turquie, l'Arabie saoudite et Israël, ont félicité Joe Biden pour son élection. 

Mais le président républicain sortant refuse de reconnaître sa défaite et a promis de batailler en justice pour obtenir un renversement des résultats, sans toutefois apporter la moindre preuve des "fraudes" massives qu'il dénonce. Dans le camp républicain, une poignée de sénateurs modérés ont reconnu la victoire du démocrate, une autre poignée de faucons ont abondé dans le sens de Donald Trump, tandis que la majorité soulignent qu'il est en son droit d'envisager des recours, sans toutefois reprendre à leur compte les accusations de fraude. Mike Pompeo, l'un des ministres les plus fidèles au milliardaire depuis quatre ans, semble ainsi se positionner parmi les jusqu'au-boutistes du camp trumpiste.