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Syndrome des Balkans: de nouveaux pays feront des tests

BRUXELLES Au centre d’une belle polémique sur les éventuels effets secondaires de l’utilisation d’uranium appauvri lors de la guerre du Kosovo en 1999, l’Alliance atlantique s’est penchée mardi à Bruxelles sur le syndrome des Balkans qui inquiète chaque jour un peu plus les responsables politiques des capitales concernées.

Un large accord a été obtenu entre les 19 alliés pour étudier les conséquences de l’utilisation de ce matériau qui est désormais suspecté d’avoir déjà provoqué une cinquantaine de cas de leucémie parmi les soldats ayant servi au Kosovo mais aussi en Bosnie – en 1995. L’Italie, la Belgique et le Portugal sont parmi les pays les plus touchés. L’Otan a en outre convoqué pour le 15 janvier une réunion des chefs des services de santé dans ses 19 Etats membres.

Dans la foulée, plusieurs pays ont adopté diverses mesures aptes, espèrent-ils, à rassurer leurs militaires ayant servi dans les Balkans. Le gouvernement irlandais a, par exemple, annoncé mardi la mise en place dès la semaine prochaine de tests médicaux destinés "à rassurer" les soldats craignant d’avoir été exposés par des radiations. Le gouvernement britannique a, pour sa part, décidé de mettre sur pied à l’intention des civils et militaires ayant servi en ex-Yougoslavie un programme d’examens médicaux visant à détecter d’éventuels troubles liés à l’usage par l’Otan de munitions à uranium appauvri. Le ministre danois de la Défense, Jan Troejborg, va, lui, proposer à tous les soldats ayant séjourné dans les Balkans un examen médical de dépistage de la leucémie.

Paris, de son côté, a annoncé l’extension de la mission parlementaire sur le syndrome de la guerre du Golfe aux pays de l’ex-Yougoslavie. "Il n’est pas possible d’ignorer l’émotion et l’inquiétude sur la santé de nos soldats", a souligné à la presse le président de la commission de la Défense, Paul Quilès, ajoutant que la mission parlementaire s’appuierait sur des analyses environnementales et épidémiologistes pour évaluer l’impact sanitaire éventuel de l’utilisation de ces munitions.

Les Européens, dans l’ensemble, réclament de l’Otan, et plus particulièrement des Etats-Unis, grand maître d’œuvre de l’Alliance, davantage d’informations. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont toutefois mis en échec hier à Bruxelles une demande italienne en faveur d’un arrêt de l’utilisation des munitions à l’uranium appauvri dans l’attente d’une évaluation commune des risques liés à leur usage.

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