Monde

Le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg a réaffirmé avec force dans une conférence de presse, ce lundi en fin d'après-midi, son souhait d'une réorientation de la politique économique du gouvernement et de l'Union européenne, et son intention de trouver des alternatives à l'austérité. Arnaud Montebourg quitte donc pour de bon le gouvernement.

Ce week-end, ses critiques à l'égard de la politique gouvernementale avaient provoqué la chute du gouvernement. C'est pourquoi François Hollande avait demandé au Premier ministre Manuel Valls de "composer un nouveau gouvernement", qui sera annoncé mardi.

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a annoncé qu'elle n'y participerait pas. Benoît Hamon devrait prendre la même décision.

Découvrez les principaux extraits du discours d'Arnaud Montebourg :

Crise

"La France et l'Europe vivent une crise sans précédents. Grave, destructrice et longue.Le monde entier nous presse de cesser ces politiques absurdes..." (...)

"Il est désormais établi, connu, acquis et partagé que les politiques d'austérité, de hausses d'impôts ou de réduction excessives des déficits publics sont la cause de la prolongation de la crise économique et des souffrances inutiles de la population européenne".

Alternatives

"Ma responsabilité, c'est de constater la réalité, que non seulement ces politiques ne marchent pas et qu'elles sont injustes. Sans croissance, les politiques de réduction des déficits sont une absurdité financière. Elles empêchent pas la chute de l'activité la réalisation de leurs propres objectifs".

"Elles sont injustes, car elles frappent les classes populaires, plombent leur pouvoir d'achat. S'entêteter dans cette voix conduirait à mettre en danger la République. Ma responsabilité est de proposer des solutions alternatives. Il existe un autre chemin, d'autres chemins pour la France et pour l'Europe.

Démission

"Je vais prendre exemple sur Cincinnatus qui préféra quitter le pouvoir pour retourner à ses champs et à ses charrues. Je vais retourner travailler avec les Français. Vive le redressement productif, vive la République et vive la France".