En cas d'adhésion, "les frontières de l'Alliance avec la Russie feraient plus que doubler. Et ces frontières, il faudra les défendre", a relevé l'actuel numéro deux du Conseil de sécurité de Russie dans un message sur le réseau Telegram cité par l'agence étatique Tass.

"Dans ce cas, il ne pourra être question d'une Baltique non-nucléaire", a-t-il ajouté, évoquant aussi des déploiements d'infanterie et de systèmes anti-aériens dans le nord-ouest de la Russie et des forces navales dans le golfe de Finlande.

Evoquant les populations finlandaises et suédoises, l'ex-président et Premier ministre de Vladimir Poutine a affirmé que "personne de sain d'esprit (...) ne peut souhaiter une hausse des tensions à sa frontière et avoir à côté de sa maison des (missiles) Iskander, (des missiles) hypersoniques et des navires avec des armes nucléaires".

La Finlande, qui a une longue frontière et une histoire compliquée avec la Russie, et la Suède réfléchissent à une adhésion accélérée à l'Otan du fait de l'invasion russe de l'Ukraine en cours depuis le 24 février dernier. Le gouvernement finlandais a évoqué une décision d'ici le début de l'été. Un sommet de l'Otan est prévu les 29 et 30 juin à Madrid.

La Russie dispose pour sa part de nombreuses installations militaires - dont le quartier général de sa flotte de la Baltique - dans l'enclave de Kaliningrad, coincée entre la Pologne et la Lituanie, alors que la deuxième ville du pays, Saint-Pétersbourg, et son port, bordent cette mer intérieure.