Neuf civils ont été tués dimanche dans des raids aériens de la Russie, alliée du régime de Bachar al-Assad, sur la province d'Idleb (nord-ouest), a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les frappes aériennes russes ont fait cinq morts dans le village d'Al-Malaja, situé dans le sud d'Idleb, selon l'OSDH, tandis que quatre civils ont péri dans des raids près de Saraqeb, dans l'est de la province.

Certains des blessés se trouvent "dans un état grave", d'après le directeur de l'ONG, Rami Abdel Rahmane, qui n'était pas en mesure de donner dans l'immédiat un bilan global des blessés.

La région d'Idleb est dominée par les djihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda. Cette région, et des secteurs adjacents des provinces d'Alep, de Hama et de Lattaquié, échappe toujours dans sa vaste majorité au régime syrien.

Ces zones abritent aussi plusieurs autres groupuscules djihadistes ainsi que des rebelles affaiblis.

Depuis début novembre, 48 civils, dont 16 enfants, ont été tués dans des frappes russes sur le nord-ouest syrien, dont le rythme s'est nettement accéléré après deux mois de répit, selon l'OSDH.

Entre fin avril et fin août, la région avait été pilonnée sans interruption par l'armée syrienne, appuyée par l'aviation russe. Près d'un millier de civils ont péri durant cette période, selon l'OSDH, tandis que plus de 400.000 personnes ont été déplacées, d'après l'ONU.

Une trêve a été annoncée le 31 août par Moscou, mais des bombardements sporadiques menés par Moscou et le régime syrien ont tué 110 civils depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, selon l'OSDH.

Le 22 octobre, Bachar al-Assad a effectué sa première visite dans la province depuis le début de la guerre en 2011, affirmant que la bataille d'Idleb était la clé pour y mettre fin.

Depuis 2011, le conflit syrien a fait plus de 370.000 morts et des millions de déplacés.