Cette technique innovante n'a toutefois jamais été utilisée sur un tel chantier.

Partiellement détruite le lundi 15 avril dans un incendie, la cathédrale Notre-Dame de Paris - plus particulièrement sa reconstruction - fait l'objet de vifs débats. Outre, la restauration ou non de la flèche, la technique utilisée pour mener à bien cette difficile tâche agite les esprits.

Une entreprise néerlandaise a, selon elle, trouvé la solution idéale pour reconstruire le monument.... avec ses cendres et ses débris. Pour cela, Concr3De envisage d'utiliser des imprimantes 3D. "Nous pensons que réutiliser des anciens matériaux nous permettrait de garder une partie de l'âme du bâtiment", a expliqué au journal français Le Figaro Eric Geboers, cofondateur de Concr3de.

Cette technique permettrait non seulement de faire des économies mais également d'entrer dans les délais imposés par Emmanuel Macron, à savoir cinq années pour une reconstruction totale du monument parisien.

L'idée serait de reconstruire l'ensemble des parties en pierre de l'édifice qui ont été endommagées ce lundi 15 avril telles que les voûtes et statues à l'aide d'imprimantes 3D.

Pour appuyer ses dires, Concr3de a expérimenté sa technologie sur une des célèbres gargouilles de Notre-Dame, le Stryge. La statue d'un mètre a ainsi pu être reproduite en moins de 24 heures. Coût des opérations? Entre 2.500 et 5.000 euros. Selon le Néerlandais, ce qui équivaut à un cinquième, voire un dixième de la somme que demanderait une coupe manuelle de pierre.