À coups de tweets en lettres majuscules, Donald Trump a encore fait savoir ce mardi qu'il ne lâcherait pas l'affaire. Sur le réseau social qu'il apprécie tant, le locataire de la Maison-Blanche continue d'affirmer qu'il va rester président des États-Unis.

"Nous faisons de grands progrès. Les résultats commenceront à arriver la semaine prochaine", a-t-il d'abord publié sur Twitter ce mardi, avant de se fendre d'un "Nous allons gagner!" (toujours en majuscules).



Donald Trump, qui nie donc toujours de la sorte le résultat de l'élection présidentielle, essaie de prouver que plusieurs fraudes ont entaché le comptage des votes. Alors que le dépouillement des voix n'est pas encore totalement terminé, le ministre américain de la Justice Bill Barr a donné son accord pour l'ouverture d'enquêtes sur d'éventuelles irrégularités dans la présidentielle, ce qui conforte Donald Trump dans son combat.

"Abus de comptage des votes!", a donc encore tweeté le président américain il y a peu de temps, juste après avoir fait un parallèle avec le vaccin contre le coronavirus du groupe pharmaceutique Pfizer, efficace à 90% contre le virus, et dont Trump avait "prédit" l'arrivée: "Surveillez les abus massifs de comptage des bulletins de votes, et tout comme pour le premier vaccin, souvenez-vous que je vous l'avais dit". De son côté, Twitter s'est détaché de ces deux derniers tweets, alertant les internautes d'un "Cette accusation de fraude électorale est contestée" sous les affirmations de Donald Trump.



Relativement isolé au sein de son parti, le locataire de la Maison-Blanche s'était déjà contenté de tweeter lundi pour annoncer sans ménagement le limogeage de son ministre de la Défense Mark Esper ou s'interroger sur le timing de l'annonce par le laboratoire Pfizer, après la présidentielle, d'un vaccin candidat efficace contre le Covid-19.

Covid-19, Obamacare, ...: Joe Biden se met au travail

En refusant de reconnaître sa défaite, un geste extrêmement difficile à faire pour cet ancien homme d'affaires qui abhorre les "perdants", le président sortant complique la tâche de celui qui sera amené en janvier à prendre sa place à la Maison Blanche.

Mais Joe Biden, déclaré vainqueur samedi de l'élection présidentielle à l'issue d'un long suspense, n'a pas attendu pour se mettre au travail que le processus de transition soit officiellement enclenché par l'administration Trump.

Comme dans une réalité parallèle, sans jamais mentionner ou presque le milliardaire et ses recours judiciaires, le président élu a commencé à préparer sa prise de fonctions.

Le démocrate, qui fêtera dans dix jours ses 78 ans, a d'abord dressé lundi les contours de sa lutte contre la pandémie de Covid-19, sa priorité, le jour où les Etats-Unis ont franchi la barre des 10 millions de cas recensés de contamination.

Il a reçu mardi les félicitations du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui entretient de bons rapports avec Donald Trump, et doit s'entretenir pour la première fois avec le président français Emmanuel Macron.

Joe Biden doit s'exprimer dans l'après-midi, toujours depuis son fief de Wilmington, dans l'Etat du Delaware, sur l'une des mesures phares de celui dont il a été le bras droit pendant huit ans, Barack Obama.

La Cour suprême des Etats-Unis a débuté mardi matin l'examen de sa loi de 2010 sur l'assurance santé, surnommée "Obamacare", que les républicains n'ont jamais cessé de contester dans l'arène politique et en justice.