Beaucoup de titres ont relevé la longévité de ce couple hors normes dans lequel le prince consort, décédé vendredi à l'âge de 99 ans, était le "soutien indéfectible" de la reine, selon le Times et le Guardian, ou encore "son roc", pour le Daily Star.

Pour ce journal, le prince Philip était aussi celui qui "faisait rire Lilibet", le surnom affectueux qu'il donnait à son épouse Elizabeth.

En Ecosse, The Press and Journal a salué celui qui était aussi duc d'Edimbourg, avec une vieille photo du couple royal et de ses enfants portant des kilts.

Les tabloïds Daily Mirror et Daily Mail, qui affichent normalement des positions politiques diamétralement opposées, ont publié des unes presque indentiques avec une photo du couple et le titre "Adieu mon bien-aimé" pour le Mirror et "Au revoir mon bien-aimé" pour le Mail.

Ce dernier journal relève également l'unité retrouvée de la famille royale, avec le prince Harry prêt à rentrer "à a maison", selon le journal, depuis son exil américain et sa récente prise de distance avec les siens.

"Nous pleurons tous avec vous, Ma'am", assure de son côté le Sun en publiant en première page une photo du couple royal lors de son mariage en 1947.

"Quelle vie extraordinaire. Quel service héroïque et exemplaire il a donné à sa reine et à son pays. Quel personnage, quel joker", assure le journal dès les premières lignes de son article principal consacré à l'événement.

D'autres titres relèvent également cette "vie au service" de la couronne, comme l'Evening Standard ou encore le Daily Telegraph qui salue "le serviteur le plus loyal de la Grande-Bretagne".

Le Daily Express célèbre de son côté l'"indomptable duc" tout en se joignant au "profond chagrin" de la reine.

Le Financial Times est l'un des rares titres samedi de la presse britannique à ne pas consacrer toute sa une à l'événement, accordant aussi un peu de place aux vendanges en France ou à la faillite de Greensill Capital.

Seule note discordante, le Morning Star, quotidien de gauche qui n'a jamais caché son opposition à la monarchie a publié un éditorial intitulé: "Philip personnnifiait la vanité absurde d'un ersatz de patriotisme".