Monde Selon Jean-Christophe Ryckmans, directeur d'une association venant en aide aux enfants népalais, la panique a envahi la population.

Le premier séisme de magnitude 7.4 qui s'est produit ce matin au Népal aurait été suivi par un deuxième d'environ 6.7 selon Jean-Christophe Ryckmans, directeur de l'ONG, "Child Protection Centers and Services" (CPCS). Le belge, revenu du Népal samedi soir, a réussi à joindre une partie de ses équipes sur place ce matin. "Trois de nos équipes de secours qui se trouvent près de l'épicentre, du coté de l'Everest à la frontière chinoise, sont injoignables. Dans cette région tout est instable. Les maisons, qui avaient déjà souffert du premier tremblement, se sont effondrées. A Katmandou, nos centres sont opérationnels mais les autres maisons sont en ruines."

Le 25 avril dernier, plus de 8000 personnes avaient perdu la vie dans un tremblement de terre au Népal. Les géologues prévoyaient d'éventuelles répliques mais pas aussi violentes. "On s'attendait à des répliques durant un mois, voire un mois et demi, mais pas d'une intensité pareille. "déplore Jean-Christophe Ryckmans. 

Les habitants des différentes régions touchées par le séisme n'ont plus accès à leurs habitations et tentent de trouver de l'aide au près des équipes de secours qui distribuent du matériel et de la nourriture. "C'est la panique sur place, tous les magasins sont fermés et les gens courent pour se mettre à l'abri, notamment dans nos centres qui sont sécurisés" explique le directeur de l'ONG.