Alors que le temps presse pour l'investiture de Biden le 20 janvier, l'équipe de Trump s'est efforcée d'empêcher les Etats les plus disputés d'officialiser les résultats du scrutin, en plus de ses nombreux recours en justice qui ont jusqu'à présent échoué.

La certification des résultats par les Etats se fait normalement de manière routinière après chaque scrutin présidentiel. Mais le refus de Trump d'admettre sa défaite complique le processus. Le juge Matthew Brann a écrit dans son jugement que l'équipe de Trump avait présenté "des arguments juridiques sans fondement et des accusations hypothétiques" dans sa plainte concernant le vote par correspondance en Pennsylvanie.

"Aux Etats-Unis d'Amérique, cela ne peut justifier la privation du droit de vote d'un seul électeur, et encore moins de tous les électeurs du sixième Etat le plus peuplé" du pays, écrit le magistrat, ajoutant: "Notre peuple, nos lois et nos institutions exigent plus" que cela.

Au niveau national, Joe Biden a remporté près de 80 millions de voix lors du scrutin de novembre, contre un peu moins de 74 millions pour le milliardaire républicain.

Mais la présidence se joue au travers d'un système de grands électeurs attribués dans chaque Etat. Un à un, les Etats-clés qui ont basculé du côté du démocrate doivent certifier leurs résultats.

Ce jugement en Pennsylvanie est intervenu quelques heures après la demande formulée par les représentants du Comité national républicain et du parti de Trump dans le Michigan de retarder la certification du vote dans cet autre Etat remporté par Biden avec 155.000 voix d'avance.

Ils y ont exigé un délai de deux semaines, en réclamant un audit des résultats électoraux dans le comté de Wayne dont le chef-lieu est Détroit.

Vendredi, Donald Trump avait justement reçu des élus locaux du Michigan, un Etat-clé qu'il avait emporté en 2016 face à Hillary Clinton et qu'il a perdu cette année face à Joe Biden.

Bob Bauer, avocat de l'équipe Biden, avait alors dénoncé vendredi "une tentative délibérée d'intimider des responsables électoraux".