Il y a dans le nord-est de la Syrie 84 personnes qui présentent un lien avec la Belgique, a-t-on appris mercredi dans l'entourage du Premier ministre, Charles Michel, à l'issue d'une réunion du Conseil national de sécurité qui a procédé à un état des lieux. Ces personnes ont été identifiées mais ne sont pas nécessairement localisées. Certaines sont dans des camps, en prison ou peut-être décédées. La justice belge décerne systématiquement des mandats d'arrêt pour les combattants terroristes à l'étranger (Foreign Terrorist Fighters -FTF) les plus dangereux, soit la catégorie 1.

La Belgique mène par ailleurs une coopération intense avec les 6 autres pays européens les plus concernés par cette problématique, notamment la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, le Danemark et la Suède. Elle continue de plaider pour une forme de justice internationale qui jugerait les auteurs de crime dans le respect du principe d'un procès équitable. Jusqu'à présent, ce plaidoyer n'est pas couronné de succès, tous les partenaires n'étant pas convaincus par ce projet, a-t-on précisé.

Une circulaire est par ailleurs d'application pour organiser la coopération avec la Turquie, pays voisin de la Syrie, pour qu'elle livre aux autorités judiciaires belges toute personne qu'elle arrêterait et qui est visée par un mandat d'arrêt belge.

Aucun membre du Conseil national de sécurité n'a plaidé pour qu'un traité d'entraide judiciaire soit conclu avec le régime du dictateur syrien Bachar El Assad, a-t-on indiqué.