Dans toute l'Europe, Omicron provoque le chaos au niveau des contaminations. Un record a notamment été battu en Belgique cette semaine et il pourrait encore atteindre des sommets dans les jours qui viennent. Moins virulent mais beaucoup plus contagieux, le variant pose un énorme problème dans les stations de ski qui sont fortement fréquentées à cette période de l'année.

C'est le cas notamment de l'Autriche (9 761 nouveaux cas confirmés mercredi, le double en un jour) et de la Suisse (14 000 infections par jour). Cette hausse en flèche des contaminations soulève un problème général: il existe une pénurie de personnel de restauration. Effectivement, de nombreux employés ont dû quitter leur poste après avoir été infectés par le virus. Avec les quarantaines qui se multiplient, de nombreux hôtels et restaurants ont dû fermer leurs portes.

"Après la période de Noël, presque tout notre personnel a été testé positif au coronavirus", explique Dimi Kefalas de la ville suisse de Sankt Moritz (Grisons) aux micros de VTM. Ce restaurateur a donc été dans l'obligation de fermer son établissement. Et il n'est pas le seul. A Davos, même le luxueux Grandhotel Belvédère a été fermé pour une durée indéterminée. Toujours en Suisse, du côté de Zermatt et Verbier, la réduction de personnel a également poussé les gérants à devoir prendre des mesures drastiques.

Ceux qui souhaitent absolument rester ouverts doivent obligatoirement éviter les contaminations. Certains hôtels et restaurants sont notamment réservés exclusivement aux clients des établissements. Les personnes extérieures n'y sont plus accueillies afin d'éviter que les voyageurs se renvoient le virus. Autre mesure qui interroge: les restaurants ont décidé de... limiter les menus sur leur carte. De quoi permettre d'empêcher aux gens de venir en trop grand nombre.

Selon Christian Harisch, hôtelier de la station de ski autrichienne de Kitzbühel, le chateau de carte est sur le point de tomber: "Si nous n'agissons pas maintenant, il y aura un confinement de toute façon. Le système est de toute façon sur le point de s'effondrer", explique-t-il à nos confrères. "Plusieurs hôtels ont déjà dû fermer en raison d'infections parmi le personnel", a-t-il déclaré.

Pour s'en sortir, les différents établissements se "prêtent" des employés en bonne santé pour assurer un service de qualité. Un système compliqué à mettre en place et qui n'est pas viable sur le long terme.

Les gouvernements autrichiens se réunissent ce jeudi pour discuter de la situation.