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Même si elle savait par la cellule B-Fast que son papa, Pierre Anciaux, était en vie après le passage du typhon aux Philippines, Viviane a eu un sacré choc de le voir torse nu à la une de notre journal.

Comme absolument tout a été détruit sur place, Pierre n’arrivait pas à rentrer en contact avec sa fille et avait demandé qu’on la rassure.

"Cela m’a ébranlée de le voir ainsi sans rien sur lui et en sandales ! Ce qui me chagrine aussi, c’est que je n’arrive pas à rentrer en contact avec lui. Je voudrais tant qu’il sache qu’on l’aime et qu’on le soutient."

Viviane fait tout son possible pour rentrer en contact avec son papa. "Je téléphone et j’envoie des mails partout. J’en ai même adressé un à Didier Reynders. Je voudrais que mon papa sache qu’on fait tout ce que l’on peut pour le contacter, que l’on ne renonce pas."

Sinistré de Tacloban, Pierre a tout perdu sur place, y compris son ordinateur et même son répertoire téléphonique comprenant le numéro de GSM de sa fille. "D’habitude, on communique par Skype. Mais là tout est coupé. Je lui envoie des messages tout le temps. Avec un peu de chance, il parviendra peut-être à se connecter et à voir qu’on est à ses côtés."

Pensionné de la Sabena, Pierre a beaucoup voyagé, mais c’est pour les Philippines qu’il a eu le coup de foudre. "Il s’y rend régulièrement. Voilà 4 ou 5 ans qu’il y passe l’hiver. Il m’a souvent dit que les Philippines, c’était le paradis. Il voulait même passer le reste de sa vie là-bas. Pour le moment, il y loue un appartement, mais il pensait vendre son appartement de Diegem pour en acheter un aux Philippines."

Ceci dit, Viviane pense aussi aux autres Belges isolés dans cet enfer. "Papa est parti avec un ami, Claude. Lui aussi est en vie et n’arrive pas à rentrer en contact avec les siens. Claude a une maman, deux sœurs et un fils de 15 ans. Qu’il sache qu’eux aussi pensent à lui et le soutiennent du mieux qu’ils peuvent."

Avec un peu de chance, B-Fast pourra peut-être mettre ces famille en contact dans les prochains jours. C’est tout le mal qu’on leur souhaite.