Le président français François Hollande a annoncé l'état d'urgence et la fermeture des frontières. Mais dans la réalité, il est toujours possible de rejoindre la France.

Après les attentats sanglants de la nuit de vendredi à samedi à Paris, François Hollande a décrété l'état d'urgence et la fermeture des frontières. On pouvait donc légitiment imaginer qu'il serait compliqué de se rendre en France et encore plus à Paris. Mais dans les faits, on est loin de l'état de siège.

Notre envoyé spécial a pu se rendre dans la capitale française comme si de rien n'était. "Nous n'avons croisé aucun policier. Il n'y a eu aucun contrôle à la frontière entre la Belgique et la France. C'est n'est pas du tout l'état de siège annoncé et nous avons pu rentrer dans Paris sans problème. Bien sûr les lieux des attentats sont bouclés, mais pour le reste de la ville tout est normal", indique notre journaliste Arnaud Lacroix.

Contrôles renforcés et filtrants à la frontière à Rekkem

La police française a mis un place des contrôles renforcés et filtrants sur l'E17 à hauteur du poste frontière de Rekkem, en Flandre occidentale, a constaté l'agence Belga sur place. Les automobilistes venant de France et souhaitant traverser la frontière roulent au pas. Les policiers français sortent régulièrement des véhicules des files pour les contrôler, mais la plupart des voitures passent sans difficulté. La circulation en provenance de Belgique est par contre fluide.

A Hensies, dans le sens France-Belgique, des automobilistes ont confié à la RTBF avoir subi trois contrôles et avoir été arrêtés pendant une heure à un péage.

Aucun contrôle n'était en revanche signalé sur les voies secondaires.

Des membres de la police fédérale de la route belge sont également présents aux postes frontières.