Ce jeudi, Eric Zemmour était l'invité de CNews dans l'émission "L'heure des Pros". Comme à son habitude, il a parlé de beaucoup de choses dont, évidemment, l'immigration. Il est également revenu sur ses déclarations à propos des victimes de Mohamed Merah enterrées en Israël.

Dans son livre, "La France n'a pas dit son dernier mot", celui qui ne s'est pas encore présenté officiellement aux élections écrivait ceci: "La famille de Mohamed Merah a demandé à l’enterrer sur la terre de ses ancêtres en Algérie. On a su aussi que les enfants juifs assassinés devant l’école confessionnelle à Toulouse seraient eux enterrés en Israël. Les anthropologues nous ont enseigné qu’on était du pays où on est enterré. Assassins ou innocents, bourreaux ou victimes, ennemis ou amis, ils voulaient bien vivre en France, faire de la garbure en France ou autre chose, mais pour ce qui est de laisser leurs os, ils ne choisissaient surtout pas la France, étrangers avant tout et voulant le rester par-delà la mort".

Invité dans l'émission "On est en direct", il s'était justifié. "Le drame français est qu’on ne fait plus de Français [...] Ce texte-là, c’est pour dire : 'regardez, on n’arrive plus à assimiler, c’est triste'", avait-il expliqué à Léa Salamé et Laurent Ruquier. Cette joute verbale avait suscité une réelle indignation.

Face à Pascal Praud, il a répondu à cette polémique. "J’ai très bien compris qu’on voulait instrumentaliser ce que j'ai dit et qu'on voulait me faire passer pour un monstre sans humanité et sans coeur", a-t-il commencé. "Je rappelle, vous savez, le débat entre Giscard et Mitterrand : 'Vous n'avez pas le monopole du coeur, moi aussi j’ai un cœur, il bat à son rythme'. C'est exactement ce que j'ai envie de répondre."

Ensuite, le polémiste a tenu à expliquer qu'il n'a pas voulu choquer les proches des victimes de Mohammed Merah. "Tout ça, c'est de l'instrumentalisation politicienne de l'émotion et de la souffrance sincère et réelle de gens qui eux, je comprends très bien, qu'ils aient été surpris, choqués, qu'ils se sentaient blessés par ce que je dis. Ce n’est pas du tout le but du jeu. Je ne voulais pas du tout blesser ces gens", a-t-il assuré.

Selon lui, il n'a fait que constater froidement des faits. "Il y a deux étapes dans chacun d'entre nous. Il y a d'abord l'émotion, la sincère émotion au sujet de ces gens, de la souffrance de ces gens, ça c'est une chose. Et après, il y a l'analyse rationnelle des événements. Ce n'est pas la même chose. Si nous n'avons plus le droit d'essayer d'analyser un événement parce que cet événement est horrible, monstrueux, il faut le dire", a-t-il conclu.