Cette nouvelle règle, en vigueur à partir du 12 juillet, a été présentée dans un message interne signé par le responsable des ressources humaines de l'entreprise Mandell Crawley, a indiqué à l'AFP une source proche de la banque d'affaires mercredi.

Elle s'applique aux bureaux accueillant un nombre important de personnes dans la métropole et ses alentours.

Certaines divisions ont déjà créé des espaces réservés aux personnes vaccinées, a précisé cette source. Il s'agit désormais de l'étendre à l'ensemble des services.

Les employés ont jusqu'au 1er juillet pour dire s'ils sont ou non vaccinés contre le Covid, sans avoir à présenter de preuves.

Pour entrer dans les locaux de la banque, les clients et visiteurs devront, eux, déclarer sur l'honneur qu'ils ont bien reçu le sérum contre le Covid-19.

Une fois la règle mise en oeuvre, toutes les personnes entrant dans les bureaux pourront abandonner le masque et les règles de distanciation physique.

Les personnes non vaccinées devront rester en télétravail.

Le patron de la banque américaine James Gorman avait indiqué lors d'une conférence la semaine dernière que 90% des personnels de retour au bureau étaient déjà vaccinés et espérait que ce chiffre grimpe à 98% ou 99%.

Pour les 1% ou 2% qui ne peuvent pas pour des raisons médicales ou religieuses, "on s'en occupera" quand on arrivera à ce seuil, avait-il alors précisé.

Un peu de flexibilité 

Selon l'agence fédérale américaine en charge du respect des lois contre la discrimination au travail (EEOC), les employeurs peuvent obliger leurs salariés à se faire vacciner contre le Covid, avec des exceptions pour raisons médicales ou objection religieuse.

Ils peuvent aussi demander des preuves de vaccination, à condition de garder ces informations médicales confidentielles.

Goldman Sachs a ainsi demandé à ses employés de faire connaître leur statut vaccinal, sans toutefois leur imposer le sérum.

Le gestionnaire d'actifs BlackRock a décidé de faire les deux.

Sans leur demander de preuves mais en comptant sur leur "honnêteté", l'entreprise a demandé aux salariés d'indiquer s'ils étaient ou non vaccinés.

Suite à une consultation en interne, BlackRock a aussi choisi de n'autoriser que les employés vaccinés à venir au bureau à partir de juillet, selon un mémo envoyé la semaine dernière et consulté par l'AFP.

De Wall Street à la Silicon Valley, les entreprises américaines sont en pleine réflexion sur les nouvelles conditions de travail.

Le patron de Morgan Stanley pousse, lui, pour la fin du télétravail.

"Si vous pouvez aller au restaurant à New York, alors vous pouvez venir au bureau et on vous veut au bureau", avait-il déclaré lors d'une conférence le 14 juin. Il y aura de la flexibilité, a-t-il promis. Pour les familles qui ont encore du mal à faire garder leurs enfants par exemple.

Mais si début septembre les employés ne sont pas de retour au bureau, "je serai très déçu", a-t-il dit.

"C'est dans les bureaux que nous faisons notre travail", avait-il aussi souligné. "C'est là que nos stagiaires apprennent. C'est là que nous permettons à nos salariés de grandir. C'est là qu'ils peuvent découvrir tous ces petits signaux qui accompagnent une carrière réussie et ne se transmettent pas via une présentation sur Zoom."