La gestion par cet ecclésiastique de ce dossier très sensible provoque depuis des mois une grave crise dans le plus grand diocèse d'Allemagne.

Selon le rapport de quelque 800 pages, plus de la moitié des sévices concernait des enfants de moins de 14 ans, principalement des garçons, a précisé l'avocat Björn Gercke lors d'une conférence de presse.

Conservateur au sein de l'Eglise, le cardinal Woelki n'avait pas exclu de démissionner s'il était mis en cause.

Il avait provoqué un tollé l'an passé en refusant de rendre public un premier rapport réalisé à sa demande par un autre cabinet d'avocat de Munich, invoquant des manquements et problèmes de protections des données.

La décision a suscité l'exaspération des victimes, la fuite en masse de fidèles dans son diocèse, et l'incompréhension de ses pairs.

Si bien que le cardinal avait demandé en octobre dernier ce nouveau rapport de l'avocat de Cologne, Björn Gercke.

C'est "la plus grande crise que l'Eglise a jamais vécu", avait estimé Tim Kurzbach, président du conseil diocésain de Cologne, qui rassemble ecclésiastiques et laïcs.

La communication de Mgr Woelki est "un désastre", avait jugé fin février le chef de l'assemblée des évêques Georg Bätzing, dans une critique inhabituellement sévère.