Le roi Philippe et la reine Mathilde sont arrivés lundi dans la capitale japonaise Tokyo à l'occasion d'une visite d'État pour célébrer 150 ans de relations diplomatiques entre le pays du Soleil-Levant et la Belgique. 

Après un voyage de quinze heures ponctué d'escales à Ekaterinbourg (Russie) et Oulan-Bator (Mongolie), l'avion du couple royal a touché le sol à 8h (heure locale).

Le Roi et la Reine seront reçus par l'Empereur mais aussi par le Premier ministre Shinzo Abe.

Ils sont accompagnés de nombre de chefs d'entreprises belges, le Japon étant l'un des plus importants partenaires commerciaux de la Belgique. Une série d'activités sont prévues pour renforcer les liens économiques avec le partenaire japonais.

Les relations académiques seront également mises à l'honneur au cours de cette visite.

Durant cette première journée, le couple royal s'est rendu au sanctuaire shinto de Nezu, dans l'arrondissement de Bunkyo à Tokyo. Le shintoïsme est un ensemble de croyances datant de l'histoire ancienne du Japon, parfois reconnu comme une religion, qui exerce une influence majeure dans la culture japonaise.

Les souverains ont ensuite assisté à une réception, organisée par l'ambassade de Belgique, pour la communauté belge présente au pays du Soleil-Levant.

En toute discrétion, le roi Philippe et la reine Mathilde ont par ailleurs rencontré une victime japonaise et des proches japonais de victimes des attentats du 22 mars à Bruxelles et Zaventem.

Étant donné qu'aucun membre du gouvernement fédéral n'accompagne pour l'instant cette visite d'État au Japon, certains s'interrogeaient lundi sur sa couverture politique. Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, est actuellement retenu à Bruxelles dans le cadre des discussions budgétaires et son arrivée à Tokyo ne devrait pas avoir lieu avant mercredi.

La visite d'État elle-même a toutefois été approuvée par le gouvernement et tous les discours qui seront prononcés par le Roi ont déjà été relus et approuvés par le ministre des Affaires étrangères, ce qui doit garantir cette couverture politique. Par ailleurs, Didier Reynders aurait demandé au ministre d'État Willy Claes de le représenter jusqu'à ce qu'il puisse rejoindre la mission.